5 questions à Faride Hamana, président de La FCPE
Les parents d’élèves minimisent la portée de l’action des Fédérations de parents d’élèves. Quel est votre rôle ? Vos champs d’actions ?
Notre rôle fondamental est de représenter les parents dans toutes les instances du système éducatif, tant au niveau de l’Education nationale mais aussi auprès d’autres ministères comme celui de l’Agriculture ou des Affaires étrangères, au plan national, départemental et académique.
Nous proposons de nombreux services tels que les bourses aux livres ou fournitures, par exemple. Nous agissons en tant que médiateur pour régler les tensions au sein des établissements entre les familles et les autorités. Enfin, nous facilitons les rencontres entre les parents adhérents ou non, pour leur permettre de discuter de sujets éducatifs, pédagogiques en présence de personnalités, d’experts dans des domaines aussi variés que la santé, le droit, etc. Les thèmes des conférences sont également très divers et peuvent tout aussi bien porter sur la place des parents, les rythmes scolaires, l’enseignement agricole, la diététique que l’enfant handicapé.
Le nouveau décret devrait permettre d’améliorer les relations parents-école ? Quelle est votre position en la matière ?
La FCPE a largement participé à l’élaboration de ce décret. C’est un texte important dans la mesure où il n’existait jusqu’alors aucun texte réglementaire en la matière. Il va formaliser un certain nombre de pratiques existantes et obliger d’autres établissements à organiser des réunions, par exemple.
Les élections des représentants approchent. Pourquoi et pour quoi les parents doivent-ils voter ?
Voter, c’est élire des représentants dans les conseils d’administration et conseils d’école. Ces instances décident du projet et du fonctionnement d’un établissement, comme l’organisation des classes, les sorties, les activités pédagogiques, la gestion quotidienne, par exemple. De nombreux thèmes y sont débattus à l’instar des transports, de la restauration.
La participation des parents est réelle. Les élus consacrent beaucoup de temps à leurs missions tout au long de l’année. Ils assurent un travail de médiation et de relations auprès des proviseurs, des professeurs principaux, des directeurs d’école. Au sein du conseil d’administration, ils s’investissent dans les commissions comme celle des marchés à travers laquelle ils vont suppléer l’intendant en décidant du choix des produits. Ils sont appelés à intervenir en conseil de discipline, en comité éducation santé. Ils proposent et/ou animent des ateliers. Lors des conseils de classe, ils font remonter les problèmes éventuels recueillis au cours de leurs entretiens avec les parents.
Nombre d’entre eux souhaitent s’investir mais craignent de rejoindre une Fédération. Pourtant nos élus ont accès, grâce à notre structure, à l’information et à la formation. Adhérer à une fédération présente de nombreux avantages dont celui de bénéficier de nos assurances pour l’organisation d’événement, d’être soutenu dans sa démarche de médiateur et de gestion des conflits. Conflits qui sont souvent tranchés par l’inspecteur académique. Or, lui, ne reçoit en général que les représentants des Fédérations habilitées.
Propos recueillis par Karine Darmon
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