A chaque trouble son « psy »
Quand votre enfant ou votre adolescent présente des symptômes qui sortent de l’ordinaire, il est normal de se sentir un peu désarmé. Les pédopsychiatres, psychologues, psychomotriciens, psychanalystes, orthophonistes ou autres thérapeutes sont là pour vous aider.

Le pédopsychiatre
C’est un médecin avec une formation de psychiatre de l’enfant et de l’adolescent. Souvent, c’est le pédiatre où le médecin généraliste qui conseille un rendez-vous avec le pédopsychiatre. Son diagnostic est complet puisqu’il peut, en cas de doute, exiger des examens complémentaires pour être sûr que le problème ne soit pas physiologique. Généralement deux ou trois « entretiens d’évaluation » permettent de débloquer une situation (tics, peurs, replis sur soi, violence, etc.). Le pédopsychiatre peut aussi conseiller les parents devant faire face à une situation difficile (divorce, décès, maladie, déménagement), les rassurer quand ils se vivent comme « mauvais parents » ou sont trop inquiets pour leur enfant. Il reçoit les enfants de la naissance à 20 ans, accompagnés ou non des parents. Quel que soit l’âge de l’enfant, il faut lui expliquer les raisons de cette visite.
Le psychologue
Ce n’est pas un médecin, mais il possède une formation universitaire spécialisée en psychologie (bac + 5). Plusieurs raisons peuvent pousser des parents à consulter ou à emmener leur enfant chez un psychologue. Si on éprouve des difficultés personnelles, si on se sent mal dans sa peau, si on a peur de ceci ou cela, si on traverse une période délicate, si on est angoissé, déprimé ou stressé ! On sait que quelque chose empêche l’épanouissement. Beaucoup de parents consultent quand ils divorcent car ils ne savent pas comment en parler aux enfants. Le pédiatre, un service de PMI (protection maternelle et infantile) ou un médecin généraliste peuvent vous indiquer l’adresse d’un psychologue qui traitera le problème en quelques séances dans la plupart des cas.
Le psychanalyste
Médecin, psychiatre ou psychologue, il a obligatoirement suivi une psychanalyse. Il reçoit même des enfants qui ne parlent pas encore. Il traite avec le temps les symptômes physiques dus à des troubles psychologiques : maux de ventre, anorexie, tendances suicidaires, troubles du langage, etc. Il permet à l’enfant de mieux se structurer psychologiquement. Cette approche différente et plus longue (au moins un an) est à réserver aux cas sérieux déjà diagnostiqués.
Le psychomotricien
Le travail du psychomotricien vise à rééduquer les personnes confrontées à des difficultés psychologiques vécues et exprimées de façon corporelle, en agissant sur leurs fonctions psychomotrices. Il traite des troubles du mouvement et du geste dont peuvent souffrir les enfants, les adolescents, mais aussi les adultes et les personnes âgées : bégaiement, tic, trouble de l’orientation et du comportement. Il intervient en séances de rééducation individuelles ou collectives sur prescription médicale.
Le thérapeute familial
Il peut être médecin ou pas, psychologue et même éducateur spécialisé, mais il a reçu une formation en quatre ans à cette thérapie peu connue. On fait appel à lui lorsque les problèmes rencontrés par l’enfant tiennent plus au fonctionnement de la famille qu’au principal intéressé. Si votre enfant refuse l’école, fait encore pipi au lit, est très agité, un pédopsychiatre ou un psychologue peut juger bon de vous envoyer voir un thérapeute familial. L’idée reste que chacun des membres occupe un rôle et une place au sein de la famille, sans en être toujours conscient. La thérapie familiale dure un an en moyenne.
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