A quoi reconnaît-on un enfant surdoué ?
Il n’y a pas de signes particuliers et propres au surdoué dont la présence permet de poser le diagnostic de manière certaine. Le plus
souvent, c’est la présence d’un certain nombre de signes et de particularités
qui alerte les parents ou les enseignants, déroutés par les
réactions surprenantes de cet enfant pas comme les autres. Seul un bilan psychologique pratiqué par un psychologue permet de confirmer
le diagnostic.
Dans la petite enfance, on constate habituellement chez l’enfant surdoué une certaine précocité dans le développement et dans
certains apprentissages : position assise acquise tôt, regard vif et scrutateur dès les premières semaines, développement précoce du
langage...
A l’âge préscolaire, l’enfant surdoué manifeste une grande curiosité et ne cesse de poser des questions. Il a une grande soif de savoir et
de comprendre et il a continuellement envie d’apprendre.
Pendant les classes primaires, si un enfant est brillant à l’oral et plus faible à l’écrit, s’il chahute mais écoute à la fois, si ses résultats sont
en dents de scie. Au collège, s’il semble perdre les facilités qu’il avait en primaire, si c’est un élève qui pose de manière incessante des questions sur tout et qui négocie sans cesse, on peut penser qu’il
s’agit d’un sujet surdoué.
Néanmoins, tous les enfants qui parlent tôt ou qui apprennent à lire avant l’heure ne sont pas surdoués. Tous les enfants agités en classe
parce qu’ils ne trouvent pas d’intérêt à l’enseignement qui leur est
dispensé ne sont pas surdoués. Tous les enfants en échec scolaire, alors que par ailleurs ils donnent l’impression d’être vifs et de
comprendre rapidement, ne sont pas surdoués.
Un enfant qui est souvent isolé dans la cour et qui cherche plus facilement
le contact avec des camarades plus âgés, un enfant qui
discute volontiers avec les adultes, un enfant dont les camarades se moquent facilement parce qu’ils le ressentent différent d’eux
présente des caractéristiques que l’on trouve chez les enfants surdoués, même si cela ne veut pas forcément dire qu’il l’est.
En résumé, les caractéristiques que l’on retrouve, de manière plus
ou moins prononcée, chez les enfants surdoués sont les suivantes :
• l’hypersensibilité ;
• une grande exigence envers soi-même et par conséquent une
grande exigence envers autrui ;
• le plaisir d’apprendre, la curiosité, le goût de la découverte de
nouvelles connaissances. L’enfant pose de multiples questions,
notamment sur des thèmes tels que la vie, la mort, l’espace, la religion... ;
• la faculté d’atteindre un état de grande concentration en situation
d’apprentissage ;
• l’ennui en classe et la difficulté à se positionner dans une classe donnée en raison d’une différence de maturité, de centres d’intérêt ;
• un imaginaire très développé, si bien que l’enfant donne souvent
l’impression d’être « dans la lune » ;
• l’assimilation et l’élaboration de nouveaux concepts, de pensées
complexes, en décalage important par rapport au niveau conceptuel
des enfants de leur âge ;
• les problèmes scolaires, voire parfois l’échec, liés à la difficulté de
se positionner par rapport à ce qui est enseigné dans la classe où
ils sont inscrits ;
• la difficulté à lier des relations amicales avec les enfants de leur
âge et l’attirance pour le monde des adultes dans lequel ils se
sentent plus à l’aise.
Extrait tiré de l’ouvrage de Thérèse Durandeau : Le QI chez l’enfant et l’adolescent, aux éditions Studyparents.
|