Apprendre l’allemand : le point sur 3 idées reçues
La langue de Goethe ne fait pas toujours recette auprès des collégiens. En cause : un manque d’informations et des clichés persistants. Or il y a de bonnes raisons d’étudier l’allemand, peut-être pas toujours celles que l’on croit.

« L’allemand, c’est trop difficile »
Une position qu’il faut nuancer. La réputation d’une grammaire ardue colle encore à l’image de l’allemand. Pourtant, la maîtrise des fameuses déclinaisons n’est pas une fin en soi, et c’est désormais sur l’expression orale que les enseignants insistent avant tout. Lors des épreuves du baccalauréat, les élèves sont évalués sur leur aisance à communiquer.
Un point qui n’est pas à négliger : la prononciation est très facile, chaque syllabe est marquée à l’oral, et ce toujours de la même manière. De même, une fois que l’on a compris les règles de syntaxe, tout est clair, car la fonction des mots détermine leur ordre dans la phrase.
« Il faut choisir l’allemand pour être dans une bonne classe »
Une classe qui regrouperait les élèves qui étudient l’allemand, l’autre ceux qui ont choisi l’anglais ? Non, ce n’est pas ainsi en général que sont répartis les effectifs au collège. Fini l’argument des parents qui voulaient placer leur enfant dans telle ou telle classe réputée meilleure.
Anglais ou allemand ? Une nouvelle formule permet d’échapper à ce dilemme ; l’anglais, aujourd’hui indispensable, est choisi en priorité. Mais dans les sixièmes bi-langues on peut étudier d’emblée une autre langue en même temps que l’anglais. Attention, cette option n’est pas proposée dans tous les collèges.
« Parler allemand, c’est inutile »
Suffirait-il de parler anglais pour que s’ouvrent à vous les portes de l’Europe ? Notez qu’il y a une réelle dynamique d’échanges entre l’Allemagne et la France, une occasion pour les germanistes de donner à leur parcours une touche européenne. Dès la quatrième, grâce au programme « Brigitte Sauzay », les élèves ont la possibilité de séjourner chez un correspondant ; durant trois mois, ils découvrent un autre système scolaire, une autre culture. Des perspectives qui s’ajoutent aux bénéfices linguistiques.
Votre enfant n’y pense peut-être pas encore, mais la connaissance de l’allemand lui permettra de valoriser son CV dans un contexte international où l’anglais ne suffit plus.
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Aurélie Djavadi
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