Avec l’allemand, cap sur l’Europe
L’Allemagne est un pays voisin et le premier partenaire économique de la France. Pourtant, une question revient souvent lors des choix de langues vivantes au collège : s’initier à la langue de Goethe, est-ce bien utile ? Pour qui veut donner une note européenne à son CV, cette option s’avère une stratégie gagnante.

Etudier l’allemand rime de plus en plus avec « mobilité » ; des vacances aux séjours d’études, les formules sont très variées. Le plus : certains programmes offrent aux élèves de partir individuellement dans le cadre de leur année scolaire. L’Office franco-allemand pour la jeunesse soutient cette dynamique et accorde chaque année un plus grand nombre de bourses aux participants des programmes « Brigitte Sauzay » et « Voltaire » (850 en 2002, 2196 en 2006). Ces deux dernières initiatives permettent à des élèves de vivre quelques mois chez un correspondant, entre les classes de quatrième et de première, avec une attestation scolaire à la clé. Les départs sont soigneusement préparés ; si l’élève a validé son cursus dans l’établissement partenaire, il reprend sans aucun retard le fil de ses études à son retour.
Autonomie, sens des responsabilités, telles sont les qualités que vont acquérir les adolescents lors de ces expériences à l’étranger. Mais il y a d’autres possibilités de souligner ses compétences linguistiques sur un CV. Depuis 2006, les collégiens peuvent obtenir une certification en allemand, qui valide leur niveau en expression et compréhension écrites et orales, selon les critères du Cadre européen de référence ; 12000 élèves ont participé aux épreuves en 2007.
Déjà, votre enfant pense à un cursus bilingue ? Pourquoi ne pas préparer l’Abibac ? Les élèves doivent valider les matières d’une série de bac général, ainsi que des épreuves écrites d’histoire, géographie et littérature en langue allemande. Ils sont ensuite titulaires du baccalauréat français et de son équivalent allemand, l’Abitur, et peuvent accéder aux cursus universitaires des deux pays. Il existe d’ailleurs 2200 partenariats entre les établissements d’enseignement supérieur des deux pays.
De nombreuses entreprises allemandes sont implantées en France, et 170000 français vivent et travaillent en Allemagne ; sur le marché du travail européen, n’oubliez pas que la maîtrise de l’allemand est un plus. L’anglais, certes, est indispensable, mais ne suffit plus.
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Pour en savoir plus sur les programmes d’échanges dans le supérieur, vous pouvez consulter la rubrique « Etudier en Allemagne » sur Studyrama.com
Aurélie Djavadi
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