Bac de Français : 5 pièges à éviter
On a beau s’être soigneusement préparé, avec le stress, un faux pas est vite arrivé. Un homme averti en vaut deux, dit le proverbe : peut-être alors n’est-il pas inutile de connaître les erreurs les plus fréquentes pour mieux les éviter.

Miser sur un seul sujet à l’écrit
Souvent l’on affectionne un type d’exercice plus que l’autre. Qu’il coïncide le jour de l’examen avec un intitulé qui lui plaît, il est certain que ce serait l’idéal pour votre enfant. Mais les imprévus sont le propre des examens, il faut donc se garder des pronostics et ne pas restreindre son champ de révisions. Peut-être son sujet fétiche, le commentaire, portera-t-il sur un poème qui ne lui dit rien, tandis que la dissertation mobilisera un thème approfondi en cours.
« L’écriture d’invention, c’est facile »
Non seulement les qualités d’écriture comptent, mais il faut être aussi capable d’intégrer les contraintes du genre, tout en gardant à l’esprit le contexte historique. L’écriture d’invention, loin s’en faut, ne s’adresse pas aux dilettantes. C’est un exercice délicat : à ce propos, Ghislaine Zaneboni, professeur de français, cite le sujet proposé en 2007 aux séries S et ES, dans lequel il s’agissait de rédiger une intervention de Victor Hugo à la Chambre des pairs. Pas de pari donc sur l’écriture d’invention : incarner un écrivain en herbe, un auteur reconnu, un metteur en scène ou encore le directeur d’une revue poétique, de tels jeux de rôle ne sont pas évidents !
Etre exhaustif à tout prix
Ne pas céder à la tentation de tout dire, voire de réciter son cours parce que le sujet semble s’y prêter : voilà un conseil à garder en mémoire pour le jour J. C’est d’ailleurs parce que l’on maîtrise ses cours que l’on utilisera ses connaissances judicieusement. Comment contourner ce problème ? Une bonne préparation peut aider à y remédier. Compléter ses notes personnelles, faire des fiches, cela permet de mémoriser les connaissances. Ensuite, pour s’entraîner, Ghislaine Zaneboni conseille de travailler en groupe et reprendre les textes sous des angles différents.
Oublier le temps qui passe
A l’oral, par exemple, les consignes sont très précises : 10 minutes pour l’exposé du candidat, puis 10 minutes d’entretien. Bien souvent, « les candidats essaient surtout de masquer leur stress, et se préoccupent peu du temps », note Fabrice Gallier, professeur de français. Un problème récurrent également à l’écrit : il ne faut pas trop s’attarder sur le brouillon et garder du temps pour se relire. La gestion du temps est donc partie intégrante de l’épreuve, les élèves vont le mesurer dès les premiers devoirs sur table.
Négliger l’orthographe
Lorsque le nombre de fautes est trop important, le candidat peut être pénalisé de quelques points. Mais qu’il y ait ou non un barème la concernant, l’orthographe participe à la première impression que donne la copie. La respecter, c’est aussi une forme de politesse vis-à-vis du correcteur et une invitation à lire le devoir. Il ne s’agit donc pas de relâcher son attention en fin d’épreuve ou de négliger la relecture.
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Aurélie Djavadi
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