CP : quand saura-t-il lire ?

Depuis qu’il est entré dans la cour des grands, une question vous taraude : à quel moment se produira le déclic de la lecture ? Cette attente est tout à fait légitime, puisqu’il s’agit d’un enjeu majeur au cours préparatoire, mais elle ne doit pas entraîner inquiétude ou pression. Chaque élève apprend à lire à son rythme, inutile de comparer les progrès de votre lecteur en herbe avec ceux de ses camarades. Dans une même classe, certains seront à l’aise avec l’écrit dès février, d’autres aux vacances de printemps...
L’essentiel, c’est que tous aient compris en fin d’année le principe de la lecture. Il n’y a pas de date à laquelle un enfant « doit » savoir lire au CP, faute de quoi sa réussite scolaire est compromise.
Il arrive que des troubles de la parole ou du langage ne soient détectés qu’au CP : mais ce sont des signes spécifiques - inversions de syllabes, incompréhension de la syntaxe - qui vont alerter l’équipe pédagogique, et non le simple fait qu’un enfant ait besoin d’un peu plus de temps. Si le professeur remarque des blocages en particulier, il conseillera un bilan avec des spécialistes.
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Votre enfant est capable de déchiffrer parfaitement quelques lignes : pouvez-vous en conclure qu’est venu le moment tant rêvé de l’autonomie ? S’il comprend ce qu’il lit, oui, pas s’il se contente d’égrener des syllabes, sans repérer la cohérence du texte. Lire, c’est associer un sens aux mots que l’on a identifiés. Lorsqu’il comprend une phrase, aussi simple soit-elle, après l’avoir déchiffrée lui-même, l’enfant accède au rang de lecteur : en lisant par exemple « Le petit chat joue dans le jardin », il peut se représenter cette scène. Peu importe qu’il ait mis un certain temps à décoder la phrase : savoir lire ne signifie pas lire vite. En CE1 puis au fil du primaire, il va perfectionner sa maîtrise de l’oral et de l’écrit.
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Aurélie Djavadi
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