Choisir l’apprentissage
L’apprentissage a la cote. Et pour cause, une formation doublée d’une expérience professionnelle, voilà qui valorise un CV. Mais encore faut-il être prêt à plonger dans le monde du travail, et faire preuve d’organisation. Voici quelques points à considérer avant de s’engager dans cette voie.

« L’apprentissage est un moyen d’accéder à une qualification. Avant tout, il importe donc de faire le point sur son projet d’études », souligne Anne Bouvet, responsable du CIOP* de la Chambre de commerce et d’industrie de Versailles/Val d’Oise/Yvelines. Quel est le métier qui intéresse votre enfant ? Quelles sont les formations qui y mènent ? Des questions à étudier avec sérieux, avant de se pencher sur les parcours possibles. L’apprentissage est une éventualité de plus en plus fréquente, du CAP au bac+5.
On change d’univers !
Tout apprenti est rémunéré : selon son âge et son niveau de formation, il perçoit entre 25 et 75% du SMIC. Un aspect qui séduit les jeunes. Mais ce nouveau statut va de pair avec un certain nombre d’obligations. Les mots des parents pour justifier une absence, les vacances scolaires, c’est fini, il faut en être conscient ! Outre la motivation, le choix de l’apprentissage est aussi une question de maturité, souligne Marie Duteil, responsable des relations entreprises à l’école d’esthétique Elysées Marbeuf. Désormais, il s’agit d’adopter une attitude professionnelle.
Une autre façon d’étudier
Pas facile de plancher sur ses cours après une journée en entreprise ! Il faut donc disposer d’une bonne résistance physique, puis gérer son planning avec sérieux. Côté sorties, quelques sacrifices en perspective... Mais cette formule ne rime pas seulement avec un emploi du temps chargé. Elle permet aussi de porter un autre regard sur ses études. On utilise aussitôt ce qu’on a appris en classe. « On sait par exemple pourquoi on fait des maths », remarque Anne Bouvet, puisqu’on en voit les applications immédiates.
Un tremplin vers l’emploi
« Au terme de son cursus, le jeune saura répondre à des situations professionnelles précises, puisqu’il les a déjà rencontrées, encadré par un maître d’apprentissage », explique Myriam Fiasca, responsable des relations extérieures à l’Ecole de Paris des Métiers de la Table, du Tourisme et de l’Hôtellerie (EPMTTH). Une expérience que convoitent les recruteurs. Le candidat n’arrive pas sur le marché du travail avec seulement un diplôme en poche, le monde de l’entreprise n’a déjà plus de secrets pour lui !
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*Centre d’information et d’orientation professionnelle
Aurélie Djavadi
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