Comment choisir un organisme de soutien scolaire ?
Dans les pages des magazines ou les couloirs du métro, des organismes promettent d’aider votre enfant dans son parcours scolaire. Leurs publicités vous séduisent à l’heure où il aurait besoin d’un petit coup de pouce. Mais attention, pas de précipitation : comparez les formules et ne vous engagez pas sur une trop longue durée. Règle numéro 1 : le but d’un soutien, c’est de parvenir à l’autonomie.

Quel suivi ?
Appelez deux ou trois organismes pour étudier leurs arguments : c’est la pédagogie qui vous intéresse au premier chef, n’hésitez donc pas à poser le maximum de questions sur cet aspect.
Un bilan précède-t-il la mise en place des cours ? Quelles sont ses modalités ?
Quels seront vos interlocuteurs au sein de l’organisme ? Les rencontrerez-vous régulièrement pour faire le point ?
Faut-il souscrire un nombre d’heures minimum ou pouvez-vous tester une formule le temps d’un ou deux cours ? N’optez pas d’emblée pour le forfait le plus long, rappelle-t-on du côté de l’Ecole des parents et des éducateurs (EPE) : il sera toujours temps de renouveler le contrat.
Crucial, le rapport de votre enfant avec l’enseignant : au-delà de l’enseigne choisie, c’est lors de ce tête-à-tête que se joue l’essentiel. Si le courant ne passe pas, pourrez-vous changer d’intervenant ? Et si oui, dans quels délais ?
Dans la majorité des cas, les personnes engagées par les organismes de soutien sont des étudiants : seront-ils à l’écoute ? Parfois, il est plus facile d’être coaché par ces aînés qui, il y a peu, ont dû surmonter les mêmes difficultés, explique Hervé Lecat, président de Complétude. Mais si votre enfant a de graves lacunes dans une matière, un professeur sera plus à même de l’aider. Voyez comment les problèmes de votre enfant seront pris en compte pour l’attribution de tel ou tel intervenant.
Faites vos calculs
En général, les tarifs sont différents entre cours individuel et collectif, et varient en fonction du niveau scolaire.
Vous devrez parfois vous acquitter de frais d’inscriptions ou de frais de dossiers ; n’oubliez pas de les ajouter au prix du forfait pour évaluer le tarif horaire ; un indicateur qui vous offre un élément de comparaison, rappelle Christophe Bernes, responsable du service éducation à l’Institut national de la consommation.
Y a-t-il des avantages au niveau des modes de paiement ? Pourrez-vous par exemple régler les prestations en chèques emploi service universel (CESU) ? Allez-vous bénéficier du crédit ou de la réduction d’impôt de 50% ?
A vérifier aussi
Dans certains cas, vous achetez des coupons, que vous remettrez à l’intervenant à l’issue de chaque séance. Il faut vous enquérir de leur durée de validité : sont-ils édités pour l’année scolaire en cours ? Peut-on les utiliser jusqu’au terme de l’année civile ? Et tous les enfants d’une même famille ont-ils le droit de les utiliser ?
Veillez à ce que tous les éléments importants soient inscrits dans le contrat, si un point n’est pas clair, demandez à le faire préciser noir sur blanc, note Christophe Bernes. Quant à la résiliation du contrat, renseignez-vous sur la durée de préavis ; par ailleurs, les heures de cours non consommées seront-elles remboursées ?
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Aurélie Djavadi
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