Des particularités sur le plan intellectuel et sur le plan de la personnalité
L’enfant surdoué n’est pas seulement un enfant qui a un potentiel
intellectuel élevé et une précocité intellectuelle.
Sur le plan intellectuel, un enfant surdoué se distingue par la forme particulière de son intelligence. Etre surdoué ne signifie pas être plus
intelligent que les autres mais fonctionner avec un mode de pensée, une structure de raisonnement différente. Cette particularité rend souvent difficile l’adaptation scolaire de l’enfant surdoué.
Sur le plan cognitif, l’enfant surdoué utilise des modes de calcul et
de raisonnement qui sont difficilement compréhensibles par les autres et que, le plus souvent, lui-même ne peut expliquer.
Dans le cadre scolaire, il a beaucoup de mal à se plier aux exigences de l’enseignant concernant la présentation du travail ou la participation
aux activités de groupe. Il donne souvent aux enseignants
l’impression d’être ailleurs, de ne pas suivre l’enseignement qui est
dispensé et dont pourtant il capte l’essentiel.
Comme son attention est sollicitée simultanément dans de nombreuses directions, il s’ensuit un manque de structure et d’organisation de sa production écrite et un éparpillement de la restitution de ses
connaissances, aussi bien à l’écrit qu’à l’oral.
Sa mémoire de travail est très importante et, comme tous les sujets dont le QI est élevé, il a une très grande capacité de stockage de
données. Capable de garder en mémoire un nombre important de données qu’il peut ainsi traiter simultanément, il est en mesure d’élargir ses possibilités d’associations et de combinaisons.
Sur le plan affectif, l’enfant surdoué est un être d’une très grande
sensibilité. Il perçoit et analyse avec une acuité exceptionnelle toutes
les informations en provenance de l’environnement et dispose de la
capacité de ressentir avec une grande finesse l’état émotionnel des
autres. Se sentant assailli par des sensations, des émotions multiples
qu’il lui est souvent difficile d’intégrer et d’élaborer, il tente de s’en
protéger par une mise à distance de la sphère émotionnelle, notamment
en ayant recours à l’intellectualisation. Son développement
affectif s’en trouve donc souvent fragilisé. Il est psychologiquement
vulnérable.
Extrait tiré de l’ouvrage de Thérèse Durandeau : Le QI chez l’enfant et l’adolescent, aux éditions Studyparents.
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