Environnement : des métiers pour vos enfants ?
Votre enfant prête l’oreille aux appels pour préserver la planète. Peut-être un jour s’investira-t-il pour cette cause à travers son métier. Encore faut-il que le secteur de l’environnement corresponde à ses attentes. Voici quelques précisions pour éviter les clichés !

Une progression de 12% du nombre d’offres d’emploi contre 6% tous domaines confondus : d’après l’Institut français de l’environnement (IFEN), la tendance est revenue aux embauches en 2007. Un tournant que souligne aussi David Ascher, directeur d’emploi-environnement.com. Lors du lancement du site, dans les années 2000, certains acteurs du secteur se montraient sceptiques face au projet. Aujourd’hui, ce portail spécialisé affiche une belle réussite, dans un contexte radicalement différent : les entreprises s’engagent, il y a des normes réglementaires à appliquer...
Par ailleurs, la lutte contre le réchauffement climatique renforce le poids des questions énergétiques. L’emploi lié aux économies d’énergie a donc crû de 6% entre 2004 et 2006, selon l’IFEN, tandis que celui des énergies renouvelables a triplé.
Gare aux représentations erronées
«
Les énergies renouvelables connaissent un vrai dynamisme ; mais ce sont toujours l’eau et des déchets qui concentrent le nombre de recrutements le plus grand. En effet, sur 400 000 personnes environ qui travaillent dans l’environnement, on en compte à peu près 350 000 dans ces deux derniers secteurs », note David Ascher.
L’eau et les déchets, ce n’est peut-être pas ce à quoi pense d’emblée votre enfant. Cependant, « le grand public a pris conscience des problématiques actuelles, par le biais des médias », poursuit David Ascher ; « il ne réduit plus l’environnement à la protection de la faune et de la flore ». Toujours est-il qu’on observe encore un décalage entre les cursus choisis par les étudiants et les opportunités réelles d’embauche. C’est ce que révèle l’enquête de l’IFEN sur « Le dynamisme des formations environnementales à l’épreuve du marché du travail », publiée en septembre 2008. Alors que les jeunes s’inscrivent surtout dans les filières dédiées à la « nature », aux « milieux et équilibres écologiques », c’est dans le domaine « pollutions, nuisance et risques » que se concentrent les débouchés.
Construire son parcours
Andrey Kiselev - Fotolia
Mieux vaut donc bien réfléchir à la voie qu’on entend choisir, d’autant que des formations arborent les labels « développement durable » ou « environnement », mais ne tiennent pas leurs promesses. Renseignez-vous sur le devenir des anciens élèves et comparez les plaquettes des différentes écoles ou universités.
Bonne nouvelle toutefois, on peut accéder aux métiers de l’environnement à divers niveaux de formation, du CAP au bac +5 ; selon l’étude de l’IFEN citée précédemment, la tendance est toutefois à la hausse des qualifications. Les effectifs en BTS, DUT et licences professionnelles évoluent plus vite qu’en CAP, BEP et Bac pro.
Sachez aussi que la double compétence est prisée : on peut se former à un métier du bâtiment - électricien, installateur chauffagiste... - et acquérir ensuite des compétences liées aux nouvelles énergies. Un juriste pourra aussi se spécialiser dans l’environnement. Par ailleurs, les normes auxquelles les entreprises sont soumises impliquent la création de nouveaux services pour veiller à l’hygiène et à la sécurité. Des postes qui supposent une formation post-bac spécialisée.
Pour en savoir plus :
www.ifen.fr : site de l’Institut français de l’environnement
www.ecometiers.com : des fiches métiers, des informations sur les grands domaines ainsi qu’un guide des formations dans la région Languedoc-Roussillon
www.emploi-environnement.com : des informations sur les diplômes, des offres de stage et d’emploi |
Aurélie Djavadi
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