Facteurs explicatifs et prise en charge
Outre une certaine vulnérabilité génétique, la dépression à l’adolescence peut être liée à une grande difficulté majeure à se séparer psychologiquement
des parents. Ainsi l’adolescent qui a entretenu un lien de forte dépendance affective avec un de ses parents aura du mal à le quitter. Cela laisse
un grand vide interne qui le plonge dans la dépression. Le manque de déplacement de son amour vers les personnes de son âge ne l’aide pas à vivre cette séparation.
Les changements narcissiques donnent également lieu à des sentiments dépressifs. Si ceux-ci ne sont pas supportés par de nouveaux modes de valorisation autour de centres d’intérêt variés, l’adolescent peut se sentir nul
ou inadapté. Il y a quelque chose dans son devenir actuel qui le déçoit. Il se sent décevant par rapport aux représentations qu’il peut avoir de lui-même.
De bonnes assises narcissiques fondées depuis l’enfance sont censées l’aider à dépasser une mauvaise estime de lui passagère. Si elles ne sont pas assez solides, l’adolescent aura besoin de s’appuyer sur l’extérieur. Devant quitter ses parents, il se tourne vers ses pairs. La difficulté à se lier d’amitié
et à s’intégrer peut poser des difficultés, et le confronter à une voie sans issue, le plongeant peu à peu vers la dépression.
Différents types de thérapies peuvent être proposés en cas de dépression chez l’enfant ou l’adolescent : des thérapies psychanalytiques, cognitivocomportementales
et/ou un traitement pharmacologique.
Les thérapies psychanalytiques recouvrent des psychanalyses d’enfants, des
psychothérapies par le jeu, l’interprétation et le jeu cathartique.
Les thérapies comportementales peuvent être des thérapies associant les parents, un entraînement aux compétences sociales comme les jeux de rôle
ou des techniques de conseil aux parents. La famille est impliquée dans la thérapie et le dialogue avec les parents doit être rétabli en profondeur.
Le traitement pharmacologique est généralement composé d’ antidépresseurs.
Il l’aide à ne pas perdre le fil de sa scolarité et à entrer plus facilement
en psychothérapie.
Lire : "Comprendre son enfant 11-17 ans", Caroline Sahuc, Studyrama.
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