L’indice de masse corporelle (IMC), un outil diagnostique
Définition de l’IMC
Cet indice de corpulence ou d’adiposité porte aussi le nom d’indice de Quételet. Pourtant, cet indice n’a rien à voir avec l’IMC. Rendons à Quételet ce qui lui appartient : la célèbre règle de Quételet.
Cette règle établit que « le poids en kg d’un adulte bien portant doit être égal au nombre de centimètres dépassant le mètre lorsqu’il prend la mesure de sa taille ». Idéalement, selon Quételet, un homme de 1,80 m devrait peser 80 kg et un homme de 1,55 m doit
peser 55 kg.
Il serait fastidieux de multiplier les exemples, puisque cette règle ne peut naturellement s’appliquer aux enfants dont la taille s’approche du mètre et qui devraient avoir des poids s’approchant de 0 (les
enfants d’une taille inférieure au mètre ayant un poids négatif...).
Donc, oublions cette règle de Quételet et revenons à notre indice de corpulence, cet IMC, qui peut être utilisé aussi bien chez l’adulte que chez l’enfant. Le principe de mesure de l’IMC est simple et il est
indispensable de maîtriser cette notion car l’IMC est le seul indice nécessaire pour le dépistage comme pour le suivi de l’obésité.
Comment calculer son IMC ?
IMC = poids en kilogrammes / (taille en mètre)2
L’IMC s’exprime en kg/m2.
Cet indice permet d’évaluer notre corpulence, c’est-à-dire notre masse grasse et celle de nos enfants. Il s’agit de la meilleure mesure pour évaluer la quantité de graisse présente chez un individu. Plus
l’IMC est haut, plus il y a de graisse.
Avec un petit effort, vous allez maîtriser cette notion et en faire profiter votre entourage. Il vous faut une balance, une toise, une calculette
(ou à défaut une bonne maîtrise des opérations de base).
UN EXEMPLE
• Si vous mesurez 1,50 m, votre surface corporelle, c’est-à-dire
votre taille au carré, sera de 1,5 x 1,5 = 2,25 m2.
• Maintenant, nous allons diviser votre poids en kg par votre surface corporelle pour obtenir votre IMC.
Si vous pesez 50 kg, votre IMC sera de 50 / 2,25 soit 22,22 (on arrondit à 22). |
Chez l’adulte, la surcharge pondérale commence à partir
d’un IMC supérieur à 25 et l’obésité avec un IMC supérieur à 30.
La distinction entre surcharge pondérale et obésité n’existe pas chez l’enfant. Dans le cas de notre exemple, pour avoir un IMC supérieur à 25, c’est-à-dire pour entrer dans le champ de la surcharge
pondérale, il vous faudra prendre 6 kg, et pour aborder les rivages de l’obésité, il vous faudra grossir de 18 kg. Vous constaterez que
la notion d’IMC est assez tolérante...
Dans ce cas, la règle de Quételet confirme votre perfection : 50 kg pour 1,50 m, votre poids est idéal.
Il existe des réglettes de différentes formes qui vous permettent d’obtenir sans calcul l’IMC, lorsque vous connaissez le poids et la taille
d’un adulte ou d’un enfant. Il existe aussi des logiciels que vous pouvez télécharger gratuitement.
Pour nous entraîner, nous allons calculer l’IMC de l’auteur de cet
ouvrage :
• il mesure 1,76 et pèse 82 kg ;
• sa surface corporelle est donc : 1,76 x 1,76 = 3,0976 (on arrondit
à deux décimales, cela fait 3,10 m2) ;
• son IMC est donc : 82 / 3,10 = 26,45 (on arrondit à 26) ;
• conclusion : l’auteur est en surcharge pondérale, modérée certes,mais réelle !
Maintenant, vous pouvez mesurer l’IMC de votre entourage. Mais méfiez-vous des erreurs : si vous tombez sur un chiffre supérieur à
50 ou inférieur à 10, vous vous êtes sûrement trompé...
Revenons à l’enfant. La mesure de l’IMC est pour lui aussi le meilleur indice d’adiposité, c’est-à-dire de graisse, et le calcul se fait de
la même façon que pour vous.
Cependant, la mesure de l’IMC n’est pas suffisante ; il faut reporter cet indice sur une courbe préétablie qui prend en compte l’âge de l’enfant. En effet, alors que chez l’adulte la taille reste sensiblement
constante, les plus distraits d’entre nous auront remarqué que la taille de l’enfant augmente avec l’âge et que sa morphologie évolue.
La courbe d’IMC est un instrument indispensable pour dépister
l’obésité et pour savoir si ce bébé joufflu deviendra à 4 ans un
enfant obèse.
Extrait de l’ouvrage d’Hervé Toubiana, "l’obésité chez le jeune", aux éditions Studyparents.
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