L’hyperactivité chez l’adolescent
Le trouble d’hyperactivité constitue un trouble du développement qui commence dès le début de la vie, mais dont l’expression est d’intensité et de forme variables selon les âges. Voici l’exemple de Grégoire, 12 ans.
Grégoire, 12 ans, fils unique, est scolarisé en classe de CM2. Il a redoublé la classe de CM1 car il présentait des difficultés en mathématiques. Il a le projet professionnel de devenir jockey car il affectionne tout particulièrement les chevaux et est féru de courses hippiques. A côté de cela, il pratique son autre passion, le foot en club depuis 4 ans.
Au niveau familial, il qualifie sa mère de gentille, pas sévère, sauf quand cela s’impose, et il rapporte alors qu’il doit s’exécuter. Il explique qu’il fait ses devoirs seul, puis qu’il les montre à sa mère. Il décrit son père comme plus sévère. Ils jouent au foot ensemble. Il se sent aussi proche des deux. Il ajoute que ses parents s’entendent plutôt bien mais qu’ils se disputent parfois.
La mère de Grégoire explique que l’enfance de ce dernier s’est bien déroulée, qu’il est entré en maternelle sans problème et qu’il était très content. Elle rapporte qu’actuellement il se montre plus dissolu, fait plutôt des bêtises, et n’obéit pas toujours. Elle ajoute en souriant que, d’un seul coup, il peut se métamorphoser en diable et être terriblement agité. Elle le qualifie d’enfant gentil et agréable, non-violent, et aimant beaucoup le football et l’équitation. La maman déclare qu’il n’y a pas eu d’événements particuliers survenus, si ce n’est le décès de la grand-mère maternelle il y a 4 ans.
Grégoire est suivi par une assistante sociale et voit un pédopsychiatre depuis 3 ans. Ce dernier l’a diagnostiqué comme hyperactif et lui a prescrit de la Ritaline pour qu’il se concentre à l’école. Il semble plus apaisé sous Ritaline mais ce n’est pas un enfant qui parle. La mère mentionne quelques accrochages entre Grégoire et son père, qui pose des limites car Grégoire déborde. Elle se considère comme plus souple.
Les tests font ressortir une fragilité dépressive associée à une vulnérabilité narcissique et montrent que cette hyperactivité pourrait être susceptible d’influencer son comportement, dans la mesure où cette pathologie peut s’accompagner d’impulsivité qui se traduit par une difficulté à respecter les règles, et de troubles divers (anxiété, comportement d’opposition, troubles scolaires...).
Extrait de :
Comment motiver votre enfant, Caroline SUHAC, collection Eclairages aux éditions Studyrama
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