Université

L’université : un monde nouveau !

Synonyme d’indépendance, l’université fait rêver quand on est encore au lycée. Mais quand arrive le grand jour, celui du passage dans l’enseignement supérieur, un petit sentiment de panique peut survenir... Qu’est-ce qui vous y attend ? Voici quelques bons conseils pour envisager votre arrivée plus sereinement.

Par Julie Mleczko

Alors que pendant de longues années, le cursus complet de l’université était découpé en quatre « périodes », soit le DEUG en 2 ans, la maîtrise en 1 an et le DESS ou DEA en 1 an, puis le doctorat en 3 ans, depuis 2004, le système LMD a instauré l’existence de 3 cycles généraux à la fac : la licence, le master et le doctorat.

La Licence : un tronc commun pour poser les fondamentaux
D’une durée de 6 semestres, elle remplace à la fois les deux anciennes années de DEUG et celle de la licence. Pour l’obtenir, les étudiants devront avoir obtenu 180 crédits européens. L’objectif de la Licence n’est pas l’insertion professionnelle : elle n’est qu’un palier permettant d’évoluer vers une poursuite d’études, en filière classique ou professionnalisée. Aucune obligation nationale n’ayant été fixée, les appellations des différentes licences existantes sont nombreuses. En résumé, chaque licence possède un nom de domaine, puis de mention et enfin un parcours (une spécialisation).



Pour faire simple, voici un résumé des différents « grands domaines » répertoriés aujourd’hui : lettres et langues, sciences humaines et sociales, arts, économie-gestion, administration économique et sociale, droit, sciences et technologies, sport. La licence 1 (L1) est bien souvent généraliste et pluridisciplinaire. C’est en L3 que les choix à faire sont sérieux : c’est souvent avant d’attaquer le 5e semestre que les étudiants doivent choisir leur voie, appelé « parcours » ou « spécialité ». Une fois la Licence validée, le but est de continuer vers le Master qui correspond à votre projet professionnel, mais rien ne vous empêche également d’intégrer une grande école, une école spécialisée ou une formation professionnalisée (IUP).

Le Master 1 et le Master 2 : en route vers la spécialisation
Les années de Master regroupent celles de maîtrise et de DEA/DESS de l’ancien système. Le Master est alors organisé en 4 semestres et correspond à 120 crédits. Il existe deux types de master : le Master recherche (ex-DEA) et le Master professionnel (ex-DESS). Le choix d’une orientation en Master de recherche ou Master professionnel se fait, selon les universités, soit à l’entrée en M1, soit, après un tronc commun de deux semestres, à l’entrée en M2. À noter : à partir de la rentrée 2008-2009, les universités vont une à une effacer la dichotomie entre le Master pro et le Master recherche. Le but ? Que l’étudiant oriente lui-même son projet professionnel : selon les stages qu’il aura suivi, il s’orientera plus vers une finalité professionnelle ou une finalité recherche.

Hormis pour les filières sélectives de Masters d’IUP, l’inscription en 1re année de Master est normalement ouverte à tous les titulaires d’une licence du même domaine.
Si vous comptez bien, pour obtenir le niveau bac+5, c’est 300 ECTS que vous devrez totaliser lors de votre scolarité dans l’enseignement supérieur. On s’explique : 60 ECTS en licence 1, 60 en licence 2, 60 en licence 3, 60 en Master 1 et 60 en Master 2 = 300 ECTS. Enfin le doctorat, lui, ne change pas. Il sanctionne les études universitaires de 3e cycle, à bac+8. Accessible seulement aux titulaires d’un Master recherche, il est toujours délivré après la soutenance d’une thèse et comptabilise 420 ECTS.

Les ECTS : vos « crédits enseignements »
Le système européen de transfert de crédits (ECTS) est un peu votre monnaie universitaire : les crédits vous permettront de valider les enseignements suivis, et ce, en France ou à l’étranger (dans les universités qui sont elles aussi passées au LMD évidemment). À chaque grade ou titre, correspond alors un volume précis d’ECTS. Ces crédits sont acquis de façon définitive, quelle que soit la durée de votre parcours de formation. Ils sont également transférables en France ou en Europe, ce qui vous offre la possibilité de cumuler les crédits nécessaires à l’obtention de votre grade en passant d’un établissement à un autre, d’une filière à une autre et même d’un pays à un autre ! Les crédits se présentent sous la forme d’une valeur numérique allant de 1 à 60 affectée à chaque unité de cours.

Supplément au diplôme et fin des redoublements
Limiter l’échec est l’un des principaux objectifs de la réforme LMD. Grâce au nouveau système, vous pouvez continuer votre progression dans le semestre supérieur tant que vous n’avez pas plus d’un semestre de retard dans votre cursus. S’il vous manque des crédits, à charge pour vous de les récupérer tôt ou tard afin de décrocher votre diplôme. Là, autant de possibilités que d’universités, renseignez-vous.
Enfin l’université doit normalement vous fournir un supplément au diplôme : il s’agit d’un document joint à un diplôme d’études supérieures qui vise à améliorer la « transparence » internationale et à faciliter la reconnaissance académique et professionnelle des qualifications (diplômes, acquis universitaires, certificats, etc.). Il est destiné à décrire la nature, le niveau, le contexte, le contenu et le statut des études accomplies avec succès par la personne désignée par la qualification originale à laquelle ce supplément est annexé.


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