Accueil Studyparents >> Psycho/santé >> La palette contraceptive de la jeune fille
Le choix existe et tout le monde devrait pouvoir y trouver son compte. Au fil des décennies, le panel des moyens « anticonceptionnels » s’est considérablement
élargi. Là où nos arrières grands-parents ne pouvaient compter que sur des méthodes frustrantes, aux résultats peu fiables, les jeunes filles ont à
leur disposition des méthodes très sûres. Le médecin ou le gynécologue sont les personnes les mieux indiquées pour découvrir avec elles le moyen de
contraception le mieux adapté à leur cas.
Le but de la contraception est d’éviter les grossesses ou de les planifier. Avoir un bébé à l’adolescence, lorsqu’on a encore tout à construire dans la vie,
lorsqu’on poursuit des études ou qu’on est à la recherche d’un emploi, peut perturber fameusement les projets.
De plus, même si le garçon est évidemment concerné par une grossesse non désirée, la jeune fille l’est toujours davantage que lui, parce que tout se
passe dans son corps, qu’elle choisisse de mener sa grossesse à terme ou non. L’adolescente doit toujours être particulièrement attentive à sa contraception,
quel que soit l’avis de son partenaire.
La pilule
Elle représente le contraceptif féminin le plus utilisé et le plus efficace. Cependant, il ne convient pas à toutes les adolescentes. En effet, il peut y
avoir des oublis, des intolérances sur le plan physiologique, des blocages psychologiques ou autres.
Pour pallier ces différents soucis liés à la pilule,
d’autres possibilités de contraception féminine ont vu le jour, comme le préservatif féminin, la pilule en patch, le stérilet ou l’anneau vaginal.
En temps normal, les ovaires produisent chaque mois deux hormones nécessaires à l’ovulation : l’œstrogène et la progestérone. La pilule met les ovaires
« au repos » en modifiant cette proportion hormonale naturelle, dans le but principal de bloquer momentanément l’ovulation. Sans ovulation, pas de
fécondation et donc pas de possibilité d’être enceinte.
Il existe plusieurs
formules de pilules avec des dosages et des compositions différents. Chaque adolescente peut donc trouver avec l’aide de son médecin, celle qui lui
convient.
Le préservatif féminin
Il se présente sous la forme d’une sorte de sac en polyuréthane qui possède
deux anneaux ; un à l’intérieur et un à l’extérieur. Il représente une alternative
au préservatif masculin.
La pilule en patch
Elle se présente sous la forme d’un timbre à coller sur la peau, à changer toutes les semaines pendant trois semaines. Son fonctionnement se calque
sur celui de la pilule classique, trois semaines avec patch et une semaine sans. Elle est délivrée sous ordonnance médicale.
Les avantages de ce
système résident dans l’absence de prise de cachet et donc dans la diminution du sentiment d’insécurité (lié à un éventuel oubli). De plus, si l’adolescente
oublie de changer son patch, celui-ci conserve tout de même une efficacité de réserve de quarante-huit heures.
L’anneau vaginal
Il est constitué, comme son nom l’indique, d’un anneau en plastique transparent relativement souple que l’adolescente insère dans le vagin pour une
durée de vingt et un jours. Cet anneau est imprégné d’hormones et possède la même efficacité qu’une pilule classique. Il est également délivré sous
ordonnance médicale.
Le stérilet
Il constitue un moyen de contraception assez classique. Il est mis en place dans l’utérus par un médecin le premier jour des règles, et peut se garder de un à sept ans selon le modèle. Il est recommandé dans le cas d’une vie
sexuelle stable, et en complément du préservatif.
Il a longtemps été, à tort, au cœur de nombreux débats en ce qui concerne sa prescription à des jeunes filles qui n’avaient pas eu de grossesse. La raison invoquée était la
crainte que le fil ne favorise la présence de microbes et le développement d’infections, qui entraîneraient un risque de stérilité. Mais ces informations
sont infondées.
Les spermicides
Ils s’utilisent en complément des préservatifs pour se protéger des IST ou MST La jeune fille peut se les procurer sans ordonnance.
L’implant
C’est un moyen contraceptif qui se présente sous la forme d’un bâtonnet que le médecin introduit, sous anesthésie locale, sous la peau, dans la face
interne du bras (gauche pour les droitières et droit pour les gauchères), et ce, pour une durée de trois ans.
Il contient de la progestérone qui, délivrée
en continu, a pour effet de bloquer l’ovulation. Il est recommandé en cas de contre-indication à la pilule et au stérilet, de tabagisme grave ou d’IVG à
répétitions (oublis de pilule).
L’avantage réside dans le fait qu’il évite notamment
les oublis liés à la pilule classique. Il présente cependant quelques inconvénients, comme par exemple une disparition des règles, une prise de
poids parfois importante, ou des saignements très fréquents.


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