La rechute après une tentative de suicide
Entre un tiers et la moitié des adolescents qui ont fait une tentative de suicide rechute dans l’année qui suit. Ces chiffres peuvent s’expliquer par le fait que
le jeune qui a choisi de tenter de mettre fin à ses jours n’observe aucun changement dans sa vie à la suite de cette tentative de suicide. La souffrance persiste, de même que les difficultés qu’il rencontrait auparavant et le risque
de récidive demeure.
De plus, si le geste suicidaire n’est pas pris en compte dans sa dimension de message ou d’appel à l’aide, ou si l’adolescent a l’impression
que personne ne le comprend, le risque de récidive est là aussi très présent.
Les tentatives de suicide sont généralement prises en charge à travers une hospitalisation qui permet à l’adolescent de faire le point, d’analyser la
gravité de son geste et de l’aider dans sa démarche de recherche de solutions à ses difficultés. Il rencontre généralement un psychiatre et/ou un
psychologue pour tenter de verbaliser ce qui ne va pas et mettre en mots sa souffrance.
Ce n’est pas l’acte déclencheur qui est important dans le risque de suicide mais les raisons de l’acte. Les parents et l’entourage doivent soutenir l’adolescent
dans cette épreuve, lui exprimer leur affection et lui faire comprendre qu’il a sa place au sein de la famille.
De plus, il ne faut pas négliger le fait que le processus suicidaire est plus rapide à la deuxième tentative, les messages sont davantage voilés et la
méthode utilisée est souvent plus violente.
Lire : "Comprendre son enfant 11-17 ans", Caroline Sahuc, Studyrama.
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