La toxicomanie
La toxicomanie constitue un trouble qui se caractérise par une dépendance à la drogue. A l’adolescence, les drogues sont utilisées dans le but de
calmer l’angoisse liée aux changements. La consommation d’un jeune peut être occasionnelle, ce qui ne fait pas de lui un toxicomane, ou plus chronique,
et l’adolescent bascule alors dans la toxicomanie. A ce moment-là, l’effet recherché de la drogue devient la cause pour en prendre.
Un adolescent est toxicomane s’il présente trois caractéristiques :
une dépendance psychique, c’est-à-dire un état mental dans lequel le besoin d’utiliser une drogue ne laisse plus la liberté au sujet de s’en abstenir ;
une dépendance physique, c’est-à-dire un besoin du corps de s’imprégner de la substance, mais cette dépendance ne survient pas avec toutes les drogues ;
une tolérance et une habituation au produit, c’est-à-dire une nécessité d’accroître les doses pour obtenir les mêmes effets.
La prise de drogue tend à être relativement banalisée à l’adolescence, et enferme sournoisement les jeunes dans une consommation régulière. Cette
consommation peut être solitaire ou faire partie d’un processus de groupe.
La consommation solitaire indique qu’il n’y a plus de processus social de plaisir partagé et est à considérer plus négativement. L’adolescent qui rentre
dans la spirale de la consommation de drogue montre des changements sur le plan comportemental comme des vols pour se procurer de l’argent, une fuite de contact avec les parents, un décrochement scolaire et des relations
amicales nouvelles. La toxicomanie peut être associée à d’autres troubles chez l’adolescent comme des symptômes dépressifs, de l’anxiété, de l’inhibition,
et des passages à l’acte.
Facteurs explicatifs
L’adolescent peut consommer de la drogue pour diverses raisons telles que la recherche de plaisir, la fuite d’un mal-être, une tentative d’échapper à la
réalité ou une recherche de désinhibition. Cependant, la réponse apportée par la drogue se révèle transitoire et conduit l’adolescent sur un chemin plus
escarpé et dans un cercle vicieux dont il aura du mal à s’extraire spontanément.
La consommation de drogue peut également venir colmater temporairement un sentiment de vide et d’ennui, de l’angoisse ou des affects dépressifs.
Cela peut être également la possibilité de se donner du courage et de la réassurance pour découvrir la sexualité. La drogue apporte des sensations de plaisir, rend plus prégnante la sensorialité mais bloque la pensée.
Prise en charge
L’adolescent qui se drogue laisse souvent de façon plus ou moins inconsciente des traces de ses actes afin d’être découvert. Il est alors important
d’en parler avec lui et ne pas ignorer le message. Si le trouble est pris au début, l’adolescent va pouvoir construire ce qui lui fait défaut grâce à une
thérapie individuelle et/ou familiale.
Lorsque le cas est plus avancé, une cure de désintoxication peut être nécessaire.
Cette cure signifie l’hospitalisation de l’adolescent et la coupure avec son entourage. S’il y a une dépendance physique, un sevrage commence
avec des passages physiques et psychologiques difficiles. Une thérapie et
des activités de groupe sont mises en place.
Lire : "Comprendre son enfant 11-17 ans", Caroline Sahuc, Studyrama.
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