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Le calcul mental en primaire, à quoi ça sert ?

"7×9 ? 35×11 ?", demande le professeur à ses élèves, sérieusement concentrés sur leurs ardoises. Au fil des années, les difficultés se corsent mais le rituel reste le même ; ce sont les fameuses séances de calcul mental. Durant ces 15 minutes, il ne s’agit pas seulement de mémoire et de vivacité. Retour sur ces exercices qui favorisent l’ingéniosité.



Choisir la technique la plus adéquate

Le calcul mental permet de s’assurer que les élèves ont acquis le mécanisme de l’addition, maîtrisent bien leurs tables de multiplication...mais ce n’est pas tout : le principe, c’est qu’ils effectuent une ou plusieurs opérations sans les poser. Comment résoudre par exemple 265+27 sans avoir recours à l’addition en colonnes ? Ajouter 20 puis 7 à 265, c’est en fait nettement plus simple que d’utiliser la technique écrite : voilà le genre de découverte que réservent les heures de calcul mental à l’enfant. On lui a appris à poser des opérations, ce qui ne signifie pas qu’il faut toujours avoir recours à cette méthode. Selon les contextes, on s’adapte, c’est l’une des leçons de ce type de séances.



(GIF) Quelques réflexes, beaucoup de réflexion

On associe souvent l’expression « calcul mental » à des réflexes. A mesure qu’il puise dans son répertoire de tables, l’enfant manie les nombres de plus en plus facilement. Une rapidité qui s’assortit d’une certaine autonomie. Peu à peu, il est capable de jongler avec les nombres.

Découvrir la diversité des façons de procéder, puis choisir la méthode la plus opportune : autant dire que le calcul mental ne fait pas l’impasse sur le raisonnement, bien au (GIF) contraire. Car les astuces n’ont de valeur que si les enfants se les approprient vraiment ; s’ils comprennent à quelles propriétés des opérations elles renvoient, l’affaire est jouée. On peut leur dire que 32×11 revient à calculer 320+32 ; mais encore faut-il qu’ils puissent reconstruire les étapes intermédiaires : 32×11= 32× (10+1) = (32×10) + (32×1). S’ils n’ont pas saisi le sens de tels raccourcis, jamais ils ne pourront les utiliser à bon escient.

Merci à Rémi Brissiaud, professeur de mathématiques et maître de conférences à l’IUFM de Versailles, auteur de Comment les enfants apprennent à calculer (éditions Retz).

A lire aussi sur studyparents.com : Des maths sans problèmes


Aurélie Djavadi

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