Le préservatif : le seul contraceptif anti-MST
Le préservatif constitue, jusqu’à présent et en dehors de l’abstinence, le seul moyen pour se protéger contre les maladies sexuellement transmissibles
(MST). Or ce n’est pas forcément un réflexe chez l’adolescent qui a des relations sexuelles.
Il est vrai aussi qu’il n’est pas toujours facile pour l’adolescent de sortir un préservatif de sa poche. Il craint souvent à tort que le partenaire réagisse
mal et pense qu’il ne lui fait pas confiance. Mais le préservatif représente une protection mutuelle, c’est-à-dire qu’elle protège au même titre les deux
partenaires contre les MST. L’adolescent se protège et il protège l’autre, en cas de relations sexuelles précédentes, protégées ou non, et en l’absence de
test de dépistage. Quand le jeune fait la démarche d’acheter des préservatifs, cela témoigne qu’il est responsable.
Le préservatif est financièrement accessible et souvent gratuit dans les centres de planification familiale. Il est proposé en vente libre et très facile
à trouver. Il peut s’acheter aussi bien en pharmacie que dans une grande surface. L’adolescent peut s’en procurer également dans les distributeurs
installés un peu partout (toilettes, métro, boîtes de nuits...). C’est un moyen
de contraception qui, s’il est utilisé dans les conditions adéquates, se révèle relativement efficace, même s’il n’est pas infaillible. En outre, il se range
discrètement dans une poche, un portefeuille ou un sac à main. Il est toujours prêt à l’emploi et ne demande aucune visite médicale puisqu’il n’a
aucune contre-indication (exceptée une éventuelle allergie au latex).
Il existe donc peu d’inconvénients au préservatif. Pourtant, il n’est pas
toujours apprécié parce qu’il doit être mis en place au moment où l’excitation est à son comble. Cependant, avec un peu plus d’habitude, d’entraînement
et d’imagination, l’adolescent peut parvenir à intégrer sa mise en place au cours de la relation.
Moyen de contraception, le préservatif est surtout la seule méthode fiable pour se protéger des maladies sexuellement transmissibles. L’adolescent se
doit de l’utiliser jusqu’à ce que les deux partenaires aient passé un test de dépistage du VIH. Le préservatif doit idéalement s’adjoindre d’une autre
méthode contraceptive pour les raisons évoquées précédemment (risque de
grossesse...).
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