Section européenne : un plus pour son cursus
Votre enfant devra témoigner d’une forte motivation et passer le cap d’une sélection sur dossier. Ensuite, le travail personnel ne manquera pas. Si tout cela ne lui semble pas insurmontable, les sections européennes sont une véritable opportunité pour donner une note internationale à ses études.
 Un enseignement dynamique des langues
En section européenne, les horaires en langues sont renforcés. Mais ce n’est pas tout : à compter du lycée, les élèves abordent une autre discipline dans la langue choisie. Celle-ci n’est donc pas cantonnée au seul cours de langue, elle est utilisée pour acquérir de nouveaux savoirs - en histoire, géographie, ou sciences, en fonction des établissements...C’est là que réside l’intérêt de ces sections, note Barbara Abdelilah-Bauer*, linguiste et psychologue sociale. Apprendre l’espagnol ou l’italien, ce n’est pas une fin en soi, c’est un moyen de communiquer : un enjeu d’emblée mis en valeur par cette structure originale d’enseignement. Il faut très vite assimiler du vocabulaire et des tournures pour s’exprimer en cours, percevoir les subtilités des documents à étudier...
Une mention européenne à la clé
Tous ces efforts sont-ils récompensés au bac ? L’indication « section européenne » sera indiquée sur le diplôme à deux conditions :
valider l’épreuve commune avec 12/20 minimum
obtenir une note égale ou supérieure à 10/20 lors de l’évaluation spécifique (oral et contrôle continu)
Cela peut être un tremplin pour de nouvelles expériences. Pour étudier à l’étranger par exemple, un tel parcours est un atout. De même, il ne faut pas hésiter à mettre en avant les compétences que vous avez acquises lors d’un entretien ; « à chacun de valoriser cette mention auprès des recruteurs », observe Sébastien, ancien élève en section européenne « anglais ».
Une ouverture internationale
Les objectifs des sections européennes ne s’arrêtent pas à la seule maîtrise linguistique : il s’agit aussi de découvrir la culture d’un pays. Bien souvent, ces sections jouent un rôle moteur au sein de l’établissement en ce qui concerne les actions culturelles. Des échanges scolaires sont en général organisés au fil du cursus. En lycée professionnel, les élèves peuvent quant à eux bénéficier de périodes de stages à l’étranger.
Un investissement à long terme
Sébastien a suivi un semestre de cours aux Etats-Unis lors de ses études d’ingénieur ; les cours de maths en anglais au lycée, c’était donc loin d’être inutile. Par ailleurs, « les industriels publient 60% de leurs documents en anglais », observe-t-il ; « un bon niveau en langues, cela permet de prendre une certaine avance ». Une remarque valable dans la plupart des domaines professionnels.
La connaissance d’une ou deux langues étrangères est primordiale dans le monde du travail actuel, on ne le répètera jamais assez. Dans ce contexte, les sections européennes donnent un certain élan vers l’international, une expérience à poursuivre et faire fructifier par la suite.
* B. Abdelilah-Bauer a publié Le Défi des enfants bilingues (éd.La Découverte)
A consulter : Le Bilinguisme pour grandir. Naître bilingue ou le devenir par l’école, Anémone Geiger-Jaillet, éd. L’Harmattan, 2005. Un ouvrage qui fait le point sur les différents cursus bilingues en France et en Europe.
Lire aussi : Les sections européennes en questions
Aurélie Djavadi
|