Le tabagisme
La rencontre avec le tabac à l’adolescence débute par incitation sociale. La cigarette ne procure pas au départ une sensation de plaisir et entraîne même des sensations d’étouffement, de répulsion, voire de dégoût. Seulement,
le tabac est associé à une certaine image sociale pour les jeunes. La cigarette permet une certaine valorisation sociale et représente un accès au
statut d’adulte, un défi de l’autorité et de l’interdiction de fumer.
Les filles ont
la conviction que la cigarette est un outil de séduction qui favorise une meilleure adaptation et acceptation sociales. Les garçons attribuent à la cigarette
davantage de symbolique de puissance et de révolte.
La cigarette aide l’adolescent à réguler les situations difficiles provoquant de l’anxiété. Seulement, la dépendance au tabac s’installe malgré la fausse
croyance des adolescents d’être à l’abri de la dépendance et d’être susceptibles de s’arrêter de fumer sur commande. La dépendance au tabac se
traduit d’une part par l’attachement au geste, aux attitudes comportementales, au plaisir de détente lié à la cigarette, et d’autre part par une dépendance
à la nicotine contenue dans le tabac.
La cigarette peut être liée à un besoin de se décontracter, de se faire plaisir ou bien à des situations qui vont inciter l’adolescent à fumer. La consommation
de tabac est recherchée pour ses vertus relaxantes, apaisantes et sédatives, ou au contraire toniques que lui attribuent les fumeurs. Ainsi l’adolescent
a par exemple l’impression qu’il se concentre davantage, qu’il est plus
attentif, qu’il est plus assuré dans un groupe ou en situation sociale.
Lire : "Comprendre son enfant 11-17 ans", Caroline Sahuc, Studyrama.
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