Les clés du collège
Le collège se découpe en trois moments forts que l’élève doit savoir négocier pour réussir pleinement sa scolarité : le passage en sixième ; une phase d’approfondissement en cinquième et quatrième ; et enfin les choix d’orientation en troisième. A vous, parents, d’en apprécier les enjeux !

On a coutume d’entendre qu’un bon primaire prédispose à un bon collège. Ce n’est pas aussi simple ! Si les bases sont solides, elles vont aider l’élève à appréhender un nouvel enseignement. En revanche, un enfant qui a rencontré quelques difficultés dans le primaire peut heureusement inverser la tendance ; c’est souvent une question de maturité.
Evidemment, il ne faut pas que l’élève présente de trop grandes lacunes. On voit encore, trop souvent, des enfants entrer au collège sans pour autant savoir lire de façon fluide.
La sixième : un cap à passer
Pour un élève de onze ans, c’est le grand saut dans l’inconnu. Il était le « grand » de la cour de récré, le héros des petits, et tout à coup la situation s’inverse ! A nouveau, c’est lui le « petit », noyé dans un grand établissement, au milieu d’élèves plus âgés.
Il doit s’adapter à une nouvelle organisation du travail, suivre un emploi du temps. Les salles de classe et les professeurs changent en fonction des matières...
Dans certains établissements, on essaie d’atténuer les changements en offrant à l’élève les livres scolaires en deux exemplaires : un pour la maison, un à laisser au collège ; parfois on ne change de classe que pour certaines matières (techno, musique, dessin, etc.). Le rythme de travail reste cependant soutenu et l’établissement est souvent sensiblement plus éloigné du domicile que ne l’était l’école primaire.
Attention parents, il est primordial de le soutenir à ce moment-là ! L’expérience montre amplement qu’une adaptation réussie en sixième reste le meilleur passeport pour une bonne scolarité au collège. Veillez à ce que votre enfant fournisse un travail régulier dans toutes les matières.
Approfondir en cinquième et quatrième
Ces deux classes sont pleinement consacrées à l’approfondissement des connaissances.
En cinquième, l’élève a acquis définitivement tous ses repères et n’est plus le « tout-petit » de la cour de récréation. Certains établissements organisent des parrainages très formateurs entre élèves. Un « grand » prend en charge un élève d’une classe inférieure ; il devient une sorte de référent à qui l’on peut s’adresser en cas de doute.
La quatrième reste dans la continuité de la cinquième mais avec une nouveauté de taille : l’apprentissage d’une nouvelle langue étrangère. Certains collèges proposent, dès la sixième une initiation de 2 heures par semaine à une autre langue que l’anglais. Evidemment, si votre enfant a déjà du mal dans sa scolarité, ce n’est pas la peine de lui rajouter 2 heures de travail supplémentaire !
En troisième, bien s’orienter
C’est à l’issue de la classe de troisième qu’une première orientation se décide. Avant, la seule question qui se pose est celle du passage dans la classe supérieure. A la fin de la troisième, trois orientations différentes restent possibles :
La classe de seconde générale et technologique ;
la classe de seconde professionnelle ;
la première année de préparation au certificat d’aptitude professionnelle (CAP) en deux ans.
C’est au deuxième trimestre que la famille demande le passage dans l’une de ces trois voies. Le conseil de classe a alors deux solutions : aller dans le sens choisi par la famille ou émettre un avis défavorable. Dans ce dernier cas, il est important d’engager le dialogue au cours du troisième trimestre.
Lors du conseil de classe du troisième trimestre, les professeurs proposent un choix d’orientation au chef d’établissement ; ensuite, celui-ci fait connaître sa décision à la famille. Si elle n’est pas d’accord avec cette décision, le directeur est tenu de lui proposer un entretien à ce sujet. Et si, après cette entrevue, le désaccord persiste, le chef d’établissement doit alors motiver sa décision. La famille dispose d’une possibilité de recours devant une commission d’appel.
Elle garde heureusement le choix des options en seconde et des spécialités en CAP et BEP.
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