Les différentes étapes de l’entrée dans la sexualité adulte
L’entrée dans la sexualité adulte s’effectue par étapes : du baiser jusqu’au rapport sexuel avec pénétration. Les maturités psychique et émotionnelle se
développent durant cette période peuvent lui permettre progressivement de s’investir dans une intimité allant jusqu’à la vie de couple à l’âge adulte.
Les baisers et les caresses
Les premières expériences amoureuses à l’adolescence débutent par l’échange de baisers plus ou moins timides et de caresses plus ou moins poussées excluant la pénétration. L’âge du premier baiser tend à devenir de
plus en plus précoce, aux alentours de 13 ans. Le premier baiser demeure un véritable rite d’initiation, qui amène une note d’inattendu, de satisfaction
et d’interdit.
Ces premiers gestes permettent d’explorer le corps du partenaire, de découvrir les premiers émois associés, et ainsi d’obtenir des indications en vue
d’une sexualité plus poussée. Cela permet à l’adolescent de se familiariser progressivement avec son corps et avec celui de son partenaire, et contribue
à diminuer l’angoisse liée à la découverte de l’intimité sexuelle et à la
sexualité en général.
L’autoérotisme ou la masturbation
La masturbation correspond à l’action de se procurer seul du plaisir sexuel (autoérotisme), en stimulant ses organes sexuels, mais n’aboutissant pas forcément à un orgasme.
Ces premières expériences tendent à disparaître pour
certains et à se maintenir pour d’autres.
D’un point de vue technique, la masturbation ouvre la voie de la connaissance
du corps et du plaisir. En d’autres termes, cela permet de découvrir le
fonctionnement de son corps et notamment ses réactions au plaisir. Les adolescentes qui ont déjà expérimenté l’orgasme par la masturbation
connaissent davantage le plaisir la première fois. Cela contribue également à nourrir les fantasmes et les rêveries érotiques qui participent au désir
sexuel. Chez la jeune fille, la masturbation ne constitue pas un moyen de compenser une absence de rapports sexuels, contrairement au garçon qui
l’envisage comme moyen de décharge. La masturbation chez la fille vient en
complément d’une vie sexuelle épanouie.
L’acte masturbatoire survient généralement dans un état émotionnel de désir sexuel, fréquemment généré par des pensées érotiques. Le corps réagit au
désir et les stimulations physiques apportent le plaisir.
L’autoérotisme occupe une place importante, car il n’y a pas de possibilité de s’approprier un corps nouveau sans une relation intime avec ce corps.
Cette relation privilégiée va ouvrir la voie de l’exploration d’une nouvelle jouissance.
La sexualité des adolescents ne regarde qu’eux et les parents ne doivent pas s’en mêler. Les adolescents peuvent se sentir gênés de se masturber et ne
souhaitent pas vraiment en débattre avec leurs parents. Ils attendent de la discrétion et non de l’intrusion de leur part. Ainsi, des allusions à des draps
ou des caleçons tachés, ou des mouchoirs en papier déposés près du lit de l’adolescent, peuvent être mal vécus par celui-ci. Cette situation peut se
dénouer sous couvert d’une proposition d’autonomisation, comme de lui demander de déposer ses draps ou ses sous-vêtements à laver directement
dans le lave-linge, évitant ainsi toute situation embarrassante entre parent et enfant.
La relation sexuelle proprement dite
Une fois rassuré quant à sa capacité sexuelle fonctionnelle, l’adolescent va
chercher à satisfaire ses besoins psychoaffectifs à travers ses activités érotiques.
La sexualité peut devenir, entre autres, un lieu de prédilection pour
combler les besoins fusionnels de l’adolescent. Ainsi, dans les sociétés où les échanges affectifs verbaux et corporels sont découragés sous prétexte qu’ils
ne constituent pas des signes de masculinité, l’adolescent se voit obligé de passer par la sexualité pour satisfaire ses besoins fusionnels. En même temps que la sexualité lui permet d’affirmer sa virilité, elle ouvre la voie d’un
échange affectif. La relation sexuelle entre deux partenaires peut donner lieu à une communion affective.
Le premier rapport sexuel se situe vers l’âge moyen de 17 ans. Ainsi, deux adolescents qui s’aiment ont la possibilité physique de réaliser l’acte sexuel,
avec tout ce que cela implique en terme de fécondité et de risque de grossesse.
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