Les inhibitions névrotiques
Les inhibitions névrotiques se manifestent sur deux versants chez l’enfant : au niveau des conduites externes et sociales (cela correspond à la timidité),
et au niveau des conduites mentalisées (domaines scolaire et cognitif).
La timidité
La timidité peut se définir par le malaise éprouvé par le sujet et par l’inconfort qui en est perçu. Elle peut être ponctuelle ou quotidienne, et s’observer à
travers un ou plusieurs comportements. C’est un phénomène que le sujet ne peut contrôler que partiellement, qui le pousse à adopter des conduites d’évitement
ou à se replier sur lui-même. Ces comportements et ces désagréments conduisent le sujet à se dévaloriser et se déprécier. La timidité peut dans une forme extrême devenir très invalidante, jusqu’à l’inhibition et l’isolement
majeur. On parle d’enfants « trop sages », qui « ne bougent pas », « peu expressifs ».
Les conduites mentalisées
Au niveau des conduites mentalisées, l’inhibition peut porter sur le domaine scolaire et cognitif. L’enfant est alors en retrait, en difficulté ou en échec
scolaire. Elle peut également porter sur la vie fantasmatique, et l’enfant adopte alors une attitude conformiste.
Ces inhibitions traduisent l’impossibilité pour l’enfant de vivre les mouvements pulsionnels qu’il ressent en étant exempt d’angoisse et de culpabilité,
en raison d’un Moi fragile ou d’une éducation parentale stricte. La seule
solution est alors de les refouler.
Lire : "Comprendre son enfant 0-12 ans", Caroline Sahuc, Studyrama.
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