Les jeux dangeureux
Les enfants ont besoin de tester les limites, de défier l’autorité et d’adopter des conduites à risques. Cependant, ils peuvent subir les influences de leurs
camarades (émulation de groupe, rite initiatique) et ne pas percevoir les dangers réels de leurs activités. C’est le cas de certains jeux « dangereux » qui sont pratiqués pour obtenir certaines sensations ou à visée de violence
gratuite.
Il existe deux types de jeux dangereux : les jeux par agression et les jeux par asphyxie.
Les jeux par agression
Ils ont généralement la forme de violences gratuites perpétrées par un groupe de jeunes envers un enfant.
Ces jeux peuvent être contraignants, c’est-à-dire que l’enfant subit le jeu
sans en être l’instigateur. Par exemple :
• le « jeu de la ronde » : les agresseurs créent une fausse bagarre pour attirer la victime. Dès que l’enfant « victime » vient voir ce qui se passe, il est
pris dans la ronde et roué de coup ;
• la « mort subite » : le groupe désigne une couleur, et l’enfant dans la cour qui porte le plus de cette couleur est frappé ;
• le « happy slapping » est un jeu venu d’outre-Manche. Il s’agit de gifler une victime par surprise pendant que des complices filment avec leur téléphone portable.
Ces jeux peuvent être intentionnels, c’est-à-dire que l’enfant participe à un jeu dont il sait que la règle implique des violences. Par exemple :
• le « cercle infernal » : un groupe d’enfant se passe le ballon, celui qui rate est frappé ;
• le « jeu de la canette », ou du « pont massacreur » : les enfants font un cercle jambes écartées, et celui qui laisse passer la canette ou le ballon a perdu.
Les victimes de ces jeux sont généralement des enfants plus faibles, anxieux ou timides. Mais parfois, il s’agit au contraire de jeunes qui attisent la jalousie (qui
ont de bonnes notes...). Les agresseurs sont quant à eux toujours des dominateurs, avec du charisme, et qui souffrent parfois de troubles de conduites.
Les jeux d’asphyxie
Ils consistent à ralentir l’irrigation du cerveau (avec un foulard, les pouces ou par compression du sternum) afin d’obtenir des hallucinations. Il y a
généralement un étrangleur qui va agir jusqu’à ce que l’autre enfant perde connaissance. Il va alors le réveiller pour qu’il raconte . Le jeu est bien sûr
extrêmement dangereux : il y aurait eu entre 65 et 200 morts depuis une dizaine d’années.
Les victimes ont entre 11 et 15 ans (des collégiens). Ce
sont essentiellement des garçons, qui essaient ces pratiques de manière occasionnelle et n’ont pas d’idées suicidaires.
Lire : "Comprendre son enfant 0-10 ans", par Caroline Sahuc, Studyparents.
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