Les repas, quand et où ?
Afin de développer la tendance interne de l’enfant, certains expérimentateurs ont décidé de supprimer les repas et de mettre à la
disposition d’un groupe d’enfants des aliments qu’ils pouvaient manger à volonté.
L’expérience a été concluante puisque les enfants faisant partie du groupe d’expérience sont restés minces.
Cependant, les résultats de cette expérimentation ne sont pas si évidents, puisque les enfants en question ne disposaient que d’aliments de qualité. Les aliments trop gras ou trop sucrés étaient exclus
de leur choix.
Il ne paraît pas envisageable de proposer la suppression des repas et le libre choix alimentaire dans une société qui considère le repas
comme un acte social essentiel et qui fait la promotion des produits gras et sucrés.
Le rythme et la fréquence
La tendance actuelle est de promouvoir trois repas par jour plus un goûter. Ce rythme respecte au mieux la physiologie de l’enfant (il
permet d’éviter la sensation de faim) et la vie familiale. Cela n’a rien d’un dogme puisque le rythme dépend intimement de la vie professionnelle
et de l’organisation scolaire. Il est certain que le fait de sauter des repas, en particulier le petit déjeuner, est un facteur de
risque d’obésité. De même, augmenter la fréquence des repas et grignoter entre les repas est aussi un facteur de risque de l’obésité.
Rappelons que les repas doivent durer un certain temps (de dix minutes à trois quarts d’heure) afin que la sensation de satiété
puisse avoir le temps d’apparaître.
Le lieu
Manger devant l’évier, manger couché ou devant la télévision, tout cela doit être évité.
Manger doit être une activité sociale : on mange assis de préférence, tous ensemble si possible. Le repas est un lieu d’échange et
de conversation. Il faudra aussi éviter de faire de l’obésité votre thème principal de conversation.
L’organisation
Bien entendu, le père et la mère peuvent servir les plats. Il n’y a pas de règle. L’enfant peut se servir si on lui a expliqué quelles étaient les quantités normales. En mangeant lentement, il appréhendera la dose optimale entraînant une satiété. Il faudra éviter de se resservir
et cette règle vaut pour tous. Si l’enfant veut se resservir, dites-lui
d’abord de penser à manger un fruit, quand cela est possible.
Il est bon de fractionner le repas de façon traditionnelle avec entrée,
plat et dessert ; ce fonctionnement permet de ralentir le repas et de
laisser le temps à la satiété de s’exprimer.
Extrait de l’ouvrage d’Hervé Toubiana, "l’obésité chez le jeune", aux éditions Studyparents.
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