Métiers de la coiffure : mode, service et dynamisme
De la curiosité, de l’habileté, de la ténacité, il en faut pour réussir dans la coiffure. Le secteur se porte bien, mais dans un univers très concurrentiel, il s’agit de conjuguer plusieurs compétences pour tirer son épingle du jeu. Voici l’essentiel à savoir avant de se lancer dans cette voie.

6359 créations et reprises d’entreprises en 2007, soit 30% de plus qu’en 2006 : un record, et la preuve d’une grande vitalité, indique la Fédération Nationale de la Coiffure. Une tendance qui ne devrait pas s’inverser, évolution de la pyramide des âges oblige. Dans les années à venir, il va falloir assurer la reprise de 10000 entreprises.
L’emploi est donc au rendez-vous, mais dans quelles structures précisément ? Les jeunes diplômés travaillent surtout dans les salons. Mais on trouve aussi des postes dans des hôpitaux ou des centres de beauté, note Annie Ruelle, directrice de l’Ecole Privée de Coiffure et d’Esthétique de Saint-Mammes (77). Ces débouchés restent minoritaires. En revanche, la coiffure à domicile connaît un essor sans précédent et représente désormais 15% du secteur. Une option à ne pas négliger, par conséquent.
Écoute et sens artistique : le duo gagnant ?
Vous avez aidé une cliente à changer de style, elle vous remercie et vous félicite du résultat ? Une belle réussite, qui a supposé compétences techniques et sens de l’écoute. Cette dernière qualité est fondamentale, souligne Annie Ruelle, dans un domaine où priment les relations humaines : conseiller les clients, trouver la solution qui répond le mieux à leurs attentes, c’est le quotidien de tout coiffeur.
Pas question d’autre part de s’endormir sur ses lauriers : les styles changent au gré des saisons, les techniques évoluent. Il est donc indispensable de se tenir au courant.
Quant à ceux qui pensent créer leur entreprise, ils doivent bien sûr être de bons gestionnaires. Mais tous les salariés sont concernés par cette dimension commerciale, lorsqu’il s’agit de recommander tel ou tel produit...
Quelle formation ?
Passage obligé : le CAP coiffure. Le diplôme se prépare en deux ans, par voie scolaire ou en apprentissage. En fonction de son projet, on peut aussi se spécialiser grâce à des mentions complémentaires. Mais pour ouvrir son propre salon, il est indispensable d’être titulaire d’un Brevet professionnel.
Consulter aussi la fiche CAP Coiffure
Merci également à Joëlle Bordelet, responsable de « Pigier création » à Brest.
Aurélie Djavadi
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