Mon enfant est gaucher
Les gauchers représentent environ 6 % de la population des
scripteurs, avec une grande majorité de garçons. Pendant des
décennies, les écoliers gauchers ont subi des pressions incessantes pour les forcer à écrire de la main droite.
En France, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les
écoliers gauchers ne sont plus brimés.
Le sens gauche-droite de notre écriture leur complique la tâche et la pédagogie, faite pour les droitiers les oblige à imiter des gestes et des tracés en les transposant.
Au final, ils se débrouillent jusqu’à l’âge calligraphique mais ensuite, lorsque l’exigence de vitesse se fait plus pressante, la différence avec les droitiers s’accentue.
Ajuriaguerra a constaté, après des études statistiques, que les gauchers écrivaient moins bien que les droitiers.
Il est particulièrement important pour eux d’avoir les bonnes
positions face à leur écriture : leur feuille doit être décalée vers la gauche et légèrement inclinée, le poignet au-dessus de la ligne pour leur permettre de relire ce qu’ils viennent d’écrire (le poignet au-dessous de la ligne engendre moins de tension mais le gaucher a alors le coude collé au corps, ce qui entrave la progression du graphisme).
Le choix de l’instrument compte beaucoup aussi. Il existe maintenant des stylos à encoches pour la position digitale, avec des plumes « spécial gaucher », le nec plus ultra étant le roller pour gaucher qui semble glisser tout seul.
La Graphologie pour mieux comprendre votre enfant, Christine Bertrand, coll. Eclairages, éd. Studyrama
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