Motiver un enfant hyperactif et l’aider dans ses apprentissages
De nombreux enfants peuvent présenter des troubles de l’attention ou des comportements agités (l’enfant court, saute...), cependant leur activité motrice est en rapport avec leur âge et le contexte.
Comment l’aider à apprendre
Les parents doivent en premier lieu se rappeler que ces enfants présentent des difficultés scolaires qui découlent généralement de leur incapacité à se concentrer sur un temps assez long et donc de mener à terme un travail donné. Leurs résultats scolaires sont donc inférieurs à leurs aptitudes. Ce sont des enfants désorganisés et distraits. Par exemple, ils vont perdre leurs livres ou oublier leurs devoirs. Tout travail est effectué généralement trop rapidement ou trop lentement.
En tant que parent, il est possible de donner de bonnes bases de travail à son enfant hyperactif. L’idée est d’éviter de proposer des situations de travail monotones, dans lesquelles ces enfants ne peuvent pas s’épanouir. Par exemple, pour lui faire apprendre efficacement une leçon, les parents peuvent créer un contexte plus captivant que la simple lecture ou créer des liens avec des éléments qu’il connaît déjà. Cela peut passer par l’invention d’histoires ou la transmission d’anecdotes autour de certains événements de l’histoire. Les parents peuvent également associer un thème, une situation ou un phénomène à un film ou un roman. Cette stratégie d’apprentissage qui possède un côté ludique permet à l’enfant de se remémorer plus facilement ce qu’il a appris et de faire des ponts entre ses connaissances actuelles et ses apprentissages.
Les parents doivent absolument travailler avec leur enfant sur un mode discontinu, c’est-à-dire en alternant des périodes de travail propices aux apprentissages et des périodes de repos permettant de consolider le processus de mémorisation. De même, il est important de se rappeler qu’il y a des séquences incontournables dans tout apprentissage. Ainsi, pour apprendre une leçon ou une poésie par cœur, il est indispensable que l’enfant sache ce qu’il doit apprendre par cœur, qu’il comprenne ce qu’il doit apprendre, les idées générales et qu’il l’apprenne par « bouts » pour un effet plus « digeste », pour ne pas saturer sa mémoire ou se bloquer sur une leçon en particulier. De plus, apprendre par petites séquences permet une longévité de stockage plus importante.
Comment faire les devoirs à la maison avec un enfant hyperactif ?
Les parents doivent chaque soir consulter avec l’enfant les travaux à effectuer (leçons à revoir, lectures à faire...). L’idée majeure est de ne pas travailler plus que nécessaire, car l’enfant a déjà eu une journée éprouvante en classe.
Dans un premier temps, l’enfant peut tenter de rapporter à ses parents ce qu’il a appris, ce qu’il a compris ou non. Il est ensuite tout simplement possible de reprendre un travail qui n’a pas été réussi et de chercher ensemble ce qui pose problème. L’enfant peut éventuellement s’avancer dans ses devoirs pour la semaine.
Les parents peuvent également aider un enfant hyperactif en essayant de lui donner le goût de lire, d’écrire. Ils doivent souligner l’importance de réaliser un travail soigné. Il peut s’agir aussi de l’encourager et de l’aider à apprendre ses mots d’orthographe, ses leçons et ses tables de multiplication. Les parents ne doivent pas hésiter à rencontrer l’enseignant, ou communiquer avec ce dernier par l’intermédiaire du cahier de correspondance.
Comment accompagner un enfant hyperactif ?
Un enfant hyperactif a avant tout besoin d’être sécurisé et aimé. Il libère son énergie pour lutter contre le stress et les angoisses. C’est pourquoi les brimades et les punitions semblent avoir un effet proche de la nullité. L’enfant hyperactif a cependant besoin d’une éducation assez ferme. Cette éducation ferme (et non rigide) passe par la transmission de principes de vie clairs et réguliers. Par exemple, les horaires du coucher, des repas et de la sieste doivent représenter de véritables repères, à propos desquels il n’y a pas matière à discuter. L’idée est de veiller à ce que l’enfant ne joue pas avec les failles de ses parents. Comme il n’est pas possible de tout interdire à l’enfant, il est nécessaire de cibler les comportements qui dérangent et exaspèrent le plus les parents.
La communication doit se faire par l’intermédiaire d’un langage ferme et clair, qui indique brièvement la raison de l’interdiction et qui assoit le fait que cette dernière ne doit pas être contestée. En effet, un « non » doit permettre de clôturer une séquence et non encourager l’enfant à rentrer dans des négociations interminables. Il s’agit de sécuriser l’enfant en plaçant des limites fermes mais non rigides. Il est de plus indispensable que les parents et le reste de la famille adoptent la même attitude, et que le discours de tous soit cohérent, sous peine que l’enfant trouve la faille et l’exploite sans fin.
Un autre objectif des parents va être d’essayer de responsabiliser l’enfant à l’intérieur des limites définies. Cela passe par l’écoute et l’intérêt porté aux activités de l’enfant, ainsi que la possibilité de lui confier des tâches dans lesquelles il peut mettre en avant ses compétences. Les parents peuvent ainsi ponctuer une activité réussie par des félicitations, et initier progressivement l’enfant à faire d’autres activités (toujours contrôlées). Cela lui permet alors de canaliser son énergie.
Article extrait de l’ouvrage Comment motiver votre enfant, Caroline SAHUC, collection Eclairages aux éditions Studyparents
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