Ne pas confondre tics et manies !
Votre enfant se met soudainement à cligner des yeux en grimaçant, il hausse les épaules sans arrêt ou toussote en permanence ? Faites attention à ce que ce tic ne devienne pas chronique. Chacun a ses petites manies, mais mieux vaut éviter de laisser les tics s’installer !
Les manies et les tics restent innombrables, leurs manifestations atteignent souvent les muscles du visage. Attention cependant à bien différencier les deux ; tout le monde a ses petites manies, les adultes en ont gardé de leur enfance. Vous avez sûrement des expressions favorites que vous répétez inlassablement, des habitudes alimentaires, des mini rites comme dormir dans le noir ou les volets ouverts ? Construites dans l’enfance, ces manies aident l’enfant à affronter l’inconnu, le changement. Elles ne sont pas graves tant qu’elles ne deviennent pas des tics qui perturbent l’enfant et génèrent moqueries et réprimandes.
Reflet d’une angoisse
Les tics surviennent en général à partir de l’âge de 6 ans ; plus de 10 % des écoliers y sont sujets. Ils font leur apparition lorsqu’un événement vient perturber la vie de l’enfant et l’ordre établi : divorce, déménagement, fatigue, difficultés scolaires, anxiété, naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur, rentrée des classes, etc.
Attention aux signes de mal-être !
Ces tics s’atténuent avec le repos et cessent pendant le sommeil. Leur durée peut varier d’un mois à un an. Mais un conseil, ne les laissez pas s’installer ! Ils sont une petite sonnette d’alarme pour vous dire que quelque chose ne va pas chez votre enfant, qu’une souffrance s’est installée. Plus ces tics sont ancrés chez l’enfant, plus ils s’avèrent difficiles à traiter. Quelques entretiens avec le médecin de famille, le pédiatre, le pédopsychiatre ou le psychologue doivent faire assez vite rentrer les choses dans l’ordre. N’oubliez pas que l’enfant vit souvent très mal cette situation et que ce n’est pas la peine de l’aggraver en lui faisant remarquer constamment son tic !
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