Piercing et tatouage, à surveiller de près
Le piercing s’arbore comme un bijou, le tatouage comme du maquillage. Les ados adorent, les parents beaucoup moins... Ces pratiques ne sont pas totalement sans danger. Attention à ne pas les banaliser !

A notre époque à nous, parents, les punks portaient déjà avec fierté des épingles à nourrice. Ces ornements, plantés un peu partout, faisaient plutôt penser à des mutilations, et le look, le discours qu’ils adoptaient, n’étaient pas pour nous rassurer davantage !
Aujourd’hui, alors que les mères ressemblent à leurs filles en format géant sur les murs de l’Hexagone, les adolescents ont trouvé dans la pratique du tatouage et du piercing une nouvelle façon de se différencier de leurs aînés. En effet, les adultes les suivent beaucoup moins sur ce terrain ; le danger de ce qu’ils considèrent comme inesthétique les arrête. Aidez vos enfants à rester vigilants : il faut faire attention à respecter quelques règles de « sécurité » avant de s’autoriser un tatouage ou un piercing.
Interdit aux mineurs de moins de 16 ans
Un adolescent a besoin d’une autorisation parentale pour se faire piercer ou tatouer. Les dermatologues ne préconisent pas ce genre de pratique avant 16 ans, car en période de croissance la peau ne cicatrise pas bien.
Stérilisation obligatoire
Certaines règles d’hygiène doivent obligatoirement être respectées : outils et bijoux stérilisés, port de gants pour le tatoueur ou « pierceur » et désinfection de la peau. Tout signe d’infection (rougeur, inflammation, boule) doit immédiatement pousser à consulter de tout urgence un médecin. Certains piercings peuvent conduire à la septicémie ; c’est pourquoi il est très mauvais de les multiplier, car c’est autant d’entrées potentielles des bactéries dans le corps. Attention, il existe aussi un risque de contamination par les virus de l’hépatite B et C, ou par le VIH (toujours si les règles d’hygiène ne sont pas respectées).
Risque d’allergies
Une grosse alerte a fait l’effet d’une bombe dans le petit monde du tatouage à la fin de l’année dernière : certaines encres étaient contaminées par des champignons et provoquaient de grosses infections (jusqu’à l’os). Ces encres douteuses, d’origine américaine, ont normalement été retirées du marché (marque Starbrite Colors) mais soyez très vigilants. Tout le monde peut développer une intolérance à ce genre de produits même quand ils ne sont pas contaminés. Les tatouages au henné peuvent aussi provoquer des allergies plus ou moins graves.
De la mesure
Un tatouage discret et joli. La mode haïtienne a fait exploser le tatouage ; les motifs tribaux ornent de larges parties du corps. Mais il vaut mieux éviter de faire ce genre de choix à l’adolescence. Négociez et restez ferme sur ce principe. Idem pour le piercing. Dites bien à votre adolescent qu’un tatouage se garde à vie et que, sur une peau moins jeune, ce n’est pas toujours du meilleur effet...
Comme tous les excès, ils veulent dire quelque chose, souvent une barrière dressée entre vous et eux, pour signifier un réel mal être.
|