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LIENS THÉMATIQUES

Que faire après un bac L ?

La très grande majorité des bacheliers littéraires continuent leurs études après avoir décroché un bac.



Selon les estimations du ministère de l’Education nationale, plus de 75 % des titulaires d’un bac littéraire rejoignent l’Université et s’engagent dans un cycle d’études longues (bac + 3 minimum). Les filières qui emportent le plus de suffrages sont les suivantes : lettres, arts, langues et sciences humaines (histoire, géographie, philosophie, sociologie, psychologie), ainsi que droit. Les bacheliers littéraires seraient, d’après ces mêmes estimations, 7,1 % à s’inscrire en classes préparatoires aux grandes écoles, 12 % à préparer des diplômes professionnels en deux ans (BTS et DUT) ; 8 % poursuivant des études en écoles spécialisées.

(GIF) L’Université

Avec un bac L, vous êtes 73 % à vous orienter vers l’un des nombreux types de licence proposés par les universités aux bacheliers littéraires. Bien entendu, avant de vous lancer dans une formation, informez-vous sur les contenus et le niveau d’exigence, mais aussi sur la poursuite d’études après la licence. (...)

Nous vous présentons ici quelques-uns des diplômes les plus prisés des étudiants issus de la filière L.

Licence lettres et langues : futurs fonctionnaires, soyez les bienvenus ici, puisque ce diplôme conduit principalement aux métiers de l’enseignement ainsi qu’aux carrières administratives (après réussite à l’un des nombreux, et plus ou moins difficiles concours de la fonction publique). Des débouchés également dans l’information, la communication, la documentation, l’interprétariat, le tourisme. Cette licence propose plusieurs mentions telles que lettres classiques, lettres modernes, sciences du langage, littératures et civilisations étrangères (LCE) ou langues étrangères appliquées (LEA). Cette dernière exige une double compétence (langue et gestion, langue et informatique) qui exclut d’emblée les profils uniquement littéraires !



Licence de sciences humaines et sociales : avec ses mentions philosophie, psychologie, sociologie, histoire, géographie, cette licence propose certes des enseignements passionnants, mais a le tort de n’offrir souvent que des débouchés trop limités, pointus, voire déjà saturés. A noter : les bacheliers L qui vont à l’Université sont très nombreux à choisir la filière sciences humaines ou lettres et langues.

Licence d’arts : cette formation ne vous préparera pas aux carrières purement artistiques, mais davantage aux métiers de l’enseignement, ou à ceux de gestionnaire de l’art. Attendez-vous donc à exercer vos talents plutôt dans un bureau ou une salle de classe que directement sur une scène ou devant votre chevalet ! Là encore, plusieurs options sont disponibles : arts plastiques, musique, histoire des arts et archéologie, arts du spectacle.

Licence de droit : autre diplôme très populaire auprès des bacheliers littéraires, il est indispensable pour accéder aux professions juridiques et judiciaires (magistrats, avocats, notaires...). Il permet également de préparer les concours des administrations ou de travailler dans les banques, les assurances... Dans cette licence, les littéraires ont des atouts : la maîtrise de la langue et du verbe, composante essentielle des études de droit, qui s’épanouit dans des exercices comme le commentaire d’arrêt. Reste que ce cursus affiche le plus mauvais taux de réussite pour les L (48 %). Attention, si vous manquez de maturité et d’autonomie, la fac de droit n’est pas faite pour vous : il y a des TD, certes, mais il n’existe pas d’encadrement directif, comme on peut en trouver en IUT.

Lire aussi : Littéraires, des projets à construire

(GIF) Les classes prépas

Les CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) littéraires ouvrent les portes de leurs prestigieuses formations aux meilleurs élèves de L. La classe de première année (lettres sup) assure la préparation aux concours d’entrée des ENS (écoles normales supérieures). A l’issue de cette année, vous pouvez demander à être admis en classe préparatoire littéraire deuxième année (encore appelée première supérieure ou khâgne) et passer les épreuves du concours d’entrée aux ENS. Les élèves de première supérieure peuvent également passer les concours d’entrée dans les écoles de commerce spécialement aménagés pour eux. Par le biais d’une dispense des examens universitaires, la classe de lettres sup donne également accès à la deuxième année de licence. Pour prétendre à cette dispense, il faut être inscrit à la faculté des lettres et sciences humaines à la rentrée. De même, à l’issue de la khâgne, les élèves peuvent avoir accès à la licence.

Attention, les portes des écoles normales supérieures ne s’ouvriront qu’aux élèves d’un excellent niveau et d’une maturité suffisante. Reste aussi la voie de la recherche, celle des instituts de sciences politiques ou des écoles de journalisme. De plus, grâce à la culture générale qu’elle dispense et aux méthodes qu’elle fait acquérir, la prépa littéraire permet de préparer de façon optimale les concours de recrutement des personnels enseignants (Capes, agrégation), les concours administratifs, ceux des écoles de bibliothécaires documentalistes, des carrières muséographiques, ainsi que ceux de certaines écoles de gestion des entreprises.

Lire aussi : Littéraires, des compétences à valoriser

(GIF) Les filières courtes

Certaines filières courtes sont également accessibles aux bacheliers littéraires, avec un bon taux de réussite. Il s’agit des DUT information-communication, carrières juridiques, gestion des entreprises et des administrations ; des BTS assistant-secrétaire trilingue, assurance, commerce international, communication des entreprises, édition, ventes et productions touristiques... Il est également possible d’entrer dans les écoles d’art ou les conservatoires. Tout dépendra de votre livret scolaire et des options que vous aurez choisies en première et terminale.

De plus en plus d’étudiants continuent leurs études au-delà de bac + 2 : à l’université, et notamment pour y préparer une licence professionnelle ou pour intégrer un institut universitaire professionnalisé, ou en école de commerce. Mais attention, les poursuites d’études après un DUT, et a fortiori après un BTS, n’ont pas de caractère automatique et dépendent, en particulier, de la spécialité préparée en BTS ou en DUT.

A noter : les BTS du secteur des arts appliqués (et les diplômes des métiers d’art, DMA) imposent le passage par une classe de mise à niveau, même pour les bacheliers L ayant donné un profil « arts » à leur bac.

Extrait de :

"Bien S’Orienter Après la 3e"
-  Pascal Bonnemayre/Sandrine Chesnel/Gérald Dudouet/Elise Pierre, Collection Guides J Orientation

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