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Que mange-t-on ?


La règle des cinq

Il faut manger cinq fruits ou légumes par jour. Rien ne vous empêche d’en manger davantage, mais cinq est un minimum. Il faut manger des fruits à tous les repas et des légumes (en dehors des pommes de terre, qui sont considérées comme des féculents) à chaque repas principal (déjeuner, dîner).
Le mode de préparation importe moins, les légumes et les fruits peuvent être cuits ou crus.

Les glucides complexes

Il s’agit du pain, des céréales, des pâtes, des légumes secs. Ce sont des aliments très énergétiques et capables d’entraîner une satiété rapide. Ces aliments doivent être présents à tous les repas.
Ils sont même prépondérants. Il faut en absorber une quantité supérieure à la viande, environ le double.

Les protéines

Il s’agit de la viande, des œufs, du poisson. Ils sont donnés en quantité raisonnable et adaptée à l’âge. Ces protéines peuvent être données en un seul repas ou réparties aux deux repas principaux.



Nous verrons que chez l’enfant, il est préférable de donner les protéines à un seul repas. Les protéines sont rarement considérées comme des aliments susceptibles d’entraîner une obésité. Elles sont d’ailleurs utilisées dans des traitements amaigrissants.
En ce qui concerne l’obésité de l’enfant, l’excès de protéines semble avoir un rôle très néfaste et il faudra être particulièrement vigilant sur le contrôle de la quantité.

Les graisses et les lipides

Il s’agit de l’huile, du beurre, de la margarine. Ce sont, comme les glucides, des aliments très énergétiques. Contrairement aux glucides complexes, ils mettent du temps avant de calmer la faim et sont pour cela souvent consommés en excès.
Les graisses doivent donc être limitées à l’équivalent d’une cuillère à soupe par repas (moitié moins chez le petit enfant). Il faudra aussi se méfier des graisses cachées, présentes en quantité dans les biscuits et les viennoiseries (voir nos conseils en fin d’ouvrage pour apprendre à bien lire les étiquettes).

Les laitages

N’oublions pas que nos enfants ont besoin de calcium, il leur faut manger un laitage par repas : yaourt, lait, fromage... Le choix étant infini, autant varier les plaisirs.
Il faut privilégier les laitages les moins gras (yaourts, fromage blanc) et éviter les préparations associant aux laitages des quantités significatives de sucre. Les laitages gras, en particulier les fromages, seront consommés en plus petite quantité et en diminuant les autres apports de graisse.

Les sucres rapides

Il s’agit du sucre, des confitures, du miel, du chocolat, des desserts sucrés... Ce sont des aliments très énergétiques qui entraînent une satiété rapide mais peu durable. Il faut les limiter sans les supprimer.
Le goûter peut très bien comporter un aliment sucré comme du chocolat, il faut surtout veiller à ne pas donner des quantités trop importantes.
Un enfant peut également ajouter à son yaourt une cuillère de sucre ou de confiture, il pourra ainsi doser le sucre, essayer de le limiter, ce qui est impossible s’il consomme un yaourt déjà sucré.

Le sel

Le sel doit être limité. Il vaut mieux éviter de laisser la salière sur la table. La surconsommation de sel contribue probablement à l’obésité.
Il faut également se méfier du sel caché présent dans la charcuterie, les poissons fumés, les conserves, les biscuits apéritifs. Il semble que le sel retarde la sensation de satiété et contribue à augmenter les quantités d’aliments absorbés. Là encore, saler peu doit devenir une habitude familiale.

La boisson

L’eau est la seule boisson nécessaire. Elle est acalorique, bon marché et n’encourage pas le goût du sucré. Les jus de fruits 100 % pur jus peuvent être autorisés au petit déjeuner ou au goûter, mais pas consommés aux repas principaux. Il est toujours préférable de manger des fruits frais.
Les sodas devraient être exclus de l’alimentation quotidienne de l’enfant. Cette exclusion vaut pour les sodas light qui contiennent des édulcorants. Ces produits, bien que peu caloriques, sont responsables d’une accoutumance au goût sucré intense.
Les industriels nient farouchement cette accoutumance et mettent en avant des expériences complexes montrant que les édulcorants n’ont pas d’action sur l’hypothalamus, une région du cerveau responsable des phénomènes d’accoutumance. Mais l’on peut légitimement mettre en doute la validité de ces résultats. Il ne s’agit probablement pas d’une accoutumance aussi forte que celle à l’héroïne ou au tabac, mais le phénomène est réel et nous le constatons quotidiennement.

Extrait de l’ouvrage d’Hervé Toubiana, "l’obésité chez le jeune", aux éditions Studyparents.

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