Qui peut découvrir la précocité d’un enfant et le fait qu’il soit surdoué ?
Si les parents sont, dans la majorité des cas, les premiers à pressentir
la précocité de leur enfant, les enseignants jouent également un
rôle déterminant dans cette découverte. L’œil averti de l’institutrice
de maternelle pourra déceler que tel ou tel enfant est nettement en
avance par rapport aux enfants de sa classe et que son fonctionnement
cognitif est différent de celui des autres enfants. Elle pourra
alors alerter les parents et les inviter à consulter un psychologue afin
qu’un bilan psychologique puisse, le cas échéant, confirmer ce dont
elle a l’intuition.
Plus tard dans la scolarité, un enseignant de primaire, voire de
secondaire, peut pressentir que la situation d’échec scolaire d’un
élève masque peut-être autre chose qu’un simple problème de
niveau ou d’intégration scolaire et s’en ouvrir aux parents. L’enseignant
aura été guidé dans son appréciation par l’attitude du jeune
tant dans ses comportements sociaux (avec ses amis, ses professeurs)
que pendant les cours (manque d’intérêt, inattention), par ses
notes (mauvais résultats en dépit d’une grande facilité de raisonnement
et d’une réelle maturité de jugement).
Lorsqu’un professeur explique aux parents d’un enfant ou d’un
adolescent que son manque d’intérêt en classe pourrait être dû à
une précocité non décelée et qu’il serait souhaitable d’envisager une
évaluation de son fonctionnement intellectuel et de son quotient
intellectuel pour apprécier s’il est ou non surdoué, il revient aux
parents de prendre la décision de faire faire ce bilan et de prendre
contact avec un psychologue dans cette perspective.
Extrait tiré de l’ouvrage de Thérèse Durandeau : Le QI chez l’enfant et l’adolescent, aux éditions Studyparents.
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