Quid de la contraception à l’adolescence ?
Les études montrent que la contraception est relativement peu utilisée à l’adolescence, et que seule la menace du SIDA2 peut pousser à plus de vigilance. Ce constat souligne que les adolescentes sont susceptibles de tomber enceinte dès leurs premiers rapports sexuels non protégés. Or, une grossesse à l’adolescence est lourde de conséquences et peut induire des rapports difficiles avec les parents, une scolarité en pointillé et un projet professionnel en suspens. Elle nécessite de plus un suivi médical rigoureux tant pour l’adolescente que pour l’enfant qu’elle porte.
Les adolescents sont peu informés
Les adolescents ne semblent pas tous bien informés en ce qui concerne la sexualité d’une part et tout ce qui en découle (grossesse, IST, MST...).
De plus, le problème de la contraception à l’adolescence peut se heurter aux réticences parentales. En effet, certains parents voient dans la contraception une manière d’inciter l’adolescent à une sexualité qu’ils jugent prématurée, qui cependant existe et qu’il ne faut pas nier, ne serait-ce que du point de vue des conséquences possibles et du risque encouru si l’adolescent venait à avoir des rapports sexuels non protégés.
Du côté des adolescents, l’absence de contraception renvoie à un refus de celle-ci ou traduit une absence de prévoyance. Chez les adolescentes, contraception rime souvent avec risque de stérilité. La contraception va aussi à l’encontre de la spontanéité, du naturel et de l’imprévu nécessaires aux premières expériences. L’absence de contraception s’inscrit dans un désir d’assumer ses actions et dans le goût du risque.
La contraception semble être liée à la régularité des relations sexuelles. Ainsi, les adolescentes utilisent généralement un contraceptif oral si elles ont des relations sexuelles stables ou régulières, et ce mode de contraception s’inscrit dans la contraception du couple. D’autre part, l’usage du préservatif constitue le mode de contraception le plus utilisé pour des relations irrégulières ou occasionnelles. Peu d’adolescents utilisent des spermicides, pratiquent le retrait ou calculent les périodes de fécondité en fonction du cycle.
Extrait de l’ouvrage de Charlotte Mareau et Caroline Sahuc "La sexualité chez l’enfant et l’adolescent" paru aux éditions Studyparents
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