Rencontrer un orthophoniste
Votre enfant bégaie, s’exprime avec difficultés ou n’arrive pas à lire ? L’on vous orientera certainement vers un orthophoniste. Cet auxiliaire médical intervient dans des contextes très différents, ce qui suscite bien des questions. Dans quels cas faut-il envisager un suivi ? Comment s’organise-t-il ? Quelques précisions pour y voir plus clair.

Quel est le rôle de l’orthophoniste ?
L’orthophoniste dépiste, évalue puis rééduque les troubles de la communication. Une palette d’actions très large, qui va bien au-delà des problèmes de prononciation et regroupe :
les troubles d’articulation (incapacité à former certains sons)
les troubles de la parole (inversions, omissions ou confusions de syllabes)
les troubles du langage oral (incapacité à respecter la syntaxe et la grammaire) et écrit (dyslexie, dysorthographie).
Qui décide du suivi orthophonique ?
Vous soupçonnez un trouble du langage chez votre enfant, son enseignant vous avertit de problèmes d’écriture récurrents... Pouvez-vous prendre d’autorité rendez-vous chez un orthophoniste ? Non, il faut d’abord consulter votre médecin traitant qui, s’il l’estime nécessaire, prescrit un bilan orthophonique. C’est ensuite à l’orthophoniste de décider ou non d’une prise en charge.
En quoi consiste le bilan orthophonique ?
Le bilan détermine le bien-fondé d’un suivi ; en établissant un diagnostic, il définit également le programme des séances. Il appartient à chaque orthophoniste de fixer les modalités de cette étape incontournable. Après un entretien avec les parents, il propose de petites évaluations au patient, qui lui permettent de définir précisément ses difficultés.
Peut-on évaluer d’emblée la durée du suivi ?
Selon les conclusions du bilan, un certain nombre de séances vont être prévues, ce qui ne signifie pas que l’on sait exactement combien de temps prendra la rééducation. Les séances sont renouvelables, car tout dépend des difficultés traitées, de leur degré, ainsi que des progrès de l’enfant. Bien entendu, dans le cas d’un trouble articulatoire, on peut supposer que 5 à 1à séances suffiront. Mais dans le cas de problèmes beaucoup plus lourds, on avance étape par étape.
A chaque orthophoniste sa méthode ?
Il y a bien sûr des techniques de base. Mais c’est une profession d’ordre relationnel : une grande part de la rééducation repose sur la qualité de l’échange avec l’enfant. Par ailleurs, elle ne doit pas être isolée du développement de l’enfant dans son ensemble, puisque les problèmes de communication peuvent engendrer un certain nombre de difficultés sur le plan social. C’est pourquoi la famille doit s’investir et relayer le suivi, sans pour autant exercer de pression.
Sur les troubles du langage écrit, lire : La dyslexie
Aurélie Djavadi. Avec Sophie Seeberger, orthophoniste.
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