Séjour linguistique : votre enfant est-il prêt à partir ?
Anticiper, c’est le premier gage de réussite, dans le cas d’un séjour linguistique. Mais pas seulement pour des questions de formalités administratives. Quel que soit l’âge de votre enfant, il faut s’assurer qu’il adhère au projet. De grandes discussions en perspective.
 Testez sa motivation
Votre enfant n’est pas d’accord ? Inutile d’insister pour cette année. En cas de réticence absolue, votre investissement tomberait à l’eau ; il sera toujours temps de revenir sur le sujet. En effet, de tels programmes aident à surmonter les blocages en langues étrangères, mais à condition de faire des efforts : ne pas rester à l’écart lorsqu’on part avec d’autres jeunes, participer aux sorties culturelles, prendre la parole si l’on est en famille d’accueil... Bref, avant d’examiner de près les brochures des organismes, assurez-vous que votre enfant est disposé à s’impliquer dans ce projet.
Une formule à choisir en fonction de son niveau et de ses centres d’intérêt
Quand penser à un séjour linguistique ?
Avant de partir, il faut avoir étudié la langue du pays au moins un ou deux ans. En deux semaines - c’est la durée de séjour la plus fréquente-, un jeune peut déjà tester ses acquis scolaires et en mesurer l’utilité. Un bénéfice dont sera privé le débutant complet : frustré de ne rien comprendre, il risque fort de vouloir tourner la page sur ce genre de vacances. Mais sachez que les organismes proposent des séjours à thème pour les 8-10 ans, en France, autour de multiples activités en langues étrangères. De bons tremplins vers la découverte d’une autre culture.
- Visez juste
Fixez-vous des objectifs raisonnables. Avec le « one to one », par exemple, le jeune est logé chez son professeur particulier. Une formule intensive qui fait rêver plus d’un. N’est-ce pas la garantie de progrès fulgurants ? Peut-être, si votre enfant est mûr, très autonome...et consent à passer des vacances aussi studieuses. A l’origine, d’ailleurs, ce type de séjours a été conçu pour des adultes.
Pour un premier séjour, préférez l’alternance classique cours/activités. Vers la classe de quatrième ou de troisième, on peut envisager un séjour en immersion totale dans une famille.
Tenez compte de sa personnalité
Un enfant timide se sentira peut-être plus à l’aise avec un groupe de jeunes que dans une famille d’accueil. Les traits de caractère ne sont pas à négliger pour le choix d’une formule, de même que les centres d’intérêts : un séjour « sports et langues » par exemple, permet de concilier ses passions avec l’étude d’une autre langue. Une bonne façon de susciter son envie d’apprendre.
« On ne part pas les mains dans les poches ! »
N’hésitez jamais à demander des compléments d’information à l’organisme, pour bien cerner les enjeux du séjour choisi. Si tous les après-midi sont consacrés à des visites culturelles, et que votre enfant n’aime pas jouer les touristes, mieux vaut se pencher sur d’autres programmes.
- Partir à l’étranger, cela implique aussi de changer d’habitudes. Une question loin d’être anodine, celle des repas. Quel est le plus important dans la journée ? Une information qui va permettre à votre enfant de s’adapter de suite. De manière générale, discutez avec votre enfant et documentez-vous ensemble, cela éveillera sa curiosité.
Par ailleurs, lorsqu’on est hébergé dans une famille, il faut être disposé à participer à son quotidien et faire des efforts pour communiquer. Donnez quelques recommandations en ce sens à votre enfant.
Lire aussi l’article : Qu’attendre d’un séjour linguistique ?
Voir aussi sur studyparents.com : Séjours linguistiques : bien s’informer avant de choisir
Aurélie Djavadi. Avec Sylviane Halphen, déléguée générale de l’Unosel, Gersende Moreau-Goisque, chargée de développement à L’Office et Anne Geneviève Richard de l’Office.
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