Un service minimum en cas de grève
Dans une note adressée aux recteurs et inspecteurs d’académie, le 8 janvier, Xavier Darcos a confirmé la prochaine mise en place d’un service minimum d’accueil des élèves de maternelle et d’école primaire en cas de grève des enseignants. L’organisation en reviendra aux communes, mais c’est l’Education Nationale qui le financera, à partir des fonds correspondant aux retenues sur les salaires des professeurs grévistes. Un dispositif qui repose sur le volontariat des différentes communes et sera testé dès le mouvement social du 24 janvier.
Tant sur le principe que les conditions pratiques de mise en oeuvre, ce "service minimum" ne fait pas l’unanimité. Le Snuipp, syndicat enseignant, craint une remise en cause du droit de grève. "Il s’agit d’une conception originale du service minimum, par report de la responsabilité de l’Etat sur des acteurs étrangers aux conflits ayant conduit à la grève", observe quant à elle l’Association des Maires de France. Du coté de la FCPE, l’une des principales fédérations de parents d’élèves, on s’interroge sur les questions de sécurité comme de qualité de l’encadrement ; "les municipalités disposent-elles du volant d’animateurs suffisant ?".
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